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Terreur sur la toile

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Bon, soyons clairs, ces 92 minutes de pure épouvante, bien dans la tradition, se passent en Californie mais ont été tournées au Cap. Simon Verhoeven est allemand, comme le film, mais on y parle anglais à cause du casting, et ce Verhoeven là n’a rien à voir avec son homonyme Paul… et il s’en faut de beaucoup. Laura, étudiante branchée, partage sa vie sur Facebook avec ses 800 amis. Par gentillesse, elle accepte la demande d’ami de Marina, une étudiante introvertie mais qui devient vite envahissante. En tentant de la supprimer de sa liste d’amis, Laura va déclencher des forces paranormales et voir ses proches être décimés les uns après les autres… A part ça c’est solide, c’est du classique et on sursaute là et quand il faut. Mention honorable.

Scene 10; EXT, Campus, Laura (Alycia Debnam - Carey) is walking with Marina (Liesl Ahlers). She invites her to FB.

Oui ! Grâce au sujet qui renouvelle passablement le genre horreur/épouvante. L’idée est venue au réalisateur  le jour où il a remarqué sur Facebook que le profil d’une vague connaissance décédée était toujours actif.  Le film dénonce assez habilement la manière très simple et ludique dont les utilisateurs de Facebook peuvent devenir « ami » avec quelqu’un en un seul clic et cesser de l’être tout aussi aisément. Ce récit horrifique, aux éléments surnaturels de rigueur, est donc ancré dans un contexte social réel, dont la problématique s’inscrit parfaitement dans le monde contemporain et suscite de virulents débats. Le metteur en scène dénonce également le harcèlement sur Internet, le flaming (le fait d’envoyer des messages incendiaires sur Internet) et la stigmatisation publique, qui sont les conséquences de ces vies menées sur les réseaux sociaux : elles se manifestent aussi bien par l’étalage inoffensif de détails intimes que par la propension à condamner violemment quelqu’un d’impopulaire. Une attitude qui peut très vite dégénérer à cause d’une simple série de clics. Scénaristiquement, ça se tient, la mise en scène est efficace, les effets spéciaux réussis, et l’interprétation plutôt convaincante. Un bon film de série B pour amateurs du genre.

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Le casting est sans tête d’affiche bankable. Bien au contraire, la production et le réalisateur ont tenu à trouver des jeunes talents. Et avouons qu’avec Alycia Debnam-Carey, Brit Morgan, William Moseley, Liels Ahler, Connor Paolo, ils ont réussi leur coup. Ils sont tous très bons et ne donnent pas envie d’ouvrir un profil Facebook dans l’heure qui suit la sortie de cette séance assez flippante. Quant à ceux qui voudraient le fermer, bonne chance ! Un film gothique avec la technologie 2.0 du XXIème siècle en toile (évidemment) de fond. Un film sur la solitude des jeunes d’aujourd’hui qui cherchent le réconfort dans une illusion du virtuel. On frissonne à bon compte et, sans tutoyer le chef d’œuvre, ce film fait passer un bon moment.

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