Inferno

Plus fumeux, tu meurs !

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C’est la troisième fois que Dan Brown est adapté au cinéma. Loin de moi de douter des qualités de ses romans, mais force est de constater qu’à chaque fois, la version-film est du genre navrant. Da Vinci Code  n’était pas brillant, Anges et démons tenait franchement du naveton, et pour ce nouvel opus, toujours signé Ron Howard, mon vocabulaire est défaillant, dans la mesure où je veux rester poli. Dans « Inferno », le célèbre expert en symbologie suit la piste d’indices liés au grand Dante lui-même. Robert Langdon se réveille dans un hôpital italien, frappé d’amnésie, et va devoir collaborer avec le docteur Sienna Brooks pour retrouver la mémoire. Tous deux vont sillonner l’Europe dans une course contre la montre pour déjouer un complot à l’échelle mondiale et empêcher le déchaînement de l’Enfer… Assourdissant, tape à l’œil, à la limite du compréhensible, c’est du grand navet comme on les aime, fuligineux et grotesque.

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Inferno, l’Enfer en italien, est la première des trois parties du chef-d’œuvre de Dante, la Divine Comédie, premier grand texte de la littérature italienne datant du XIVe siècle. Les deux autres parties en sont le Purgatoire et le Paradis. Bon, ça c’est pour la littérature. Maintenant il y a le traitement – le « maltraitement » – cinématographique. J’entends parler de la beauté des images, de rythme haletant, de jeu de piste ésotérique ??? Je m’interroge ! Personnellement je n’y vois que 122 minutes « clichetonneuses » à souhait, souvent incompréhensibles d’une course poursuite incessante constamment submergée par la musique abrutissante de Hans Zimmer que j’ai connu plus inspiré avec Interstellar, Free Love, ou La Femme au tableau. Le scénario se résume donc à regarder courir les héros et leurs poursuivants, sans oublier les flash-back vaseux et l’interminable explication finale où l’on s’aperçoit que les méchants n’étaient pas forcément ce que l’on croyait… quelle surprise ! Spielberg sait nous amuser avec les aventures plus qu’improbables de son Indiana Jones. Ici pas d’humour, pas de second degré, pas le moindre soupçon de réalisme… bref le néant avec un grand N. Et en plus c’est très laid, un comble quand on tourne à Venise, Florence ou Istanbul. 

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Alors les acteurs là-dedans participent à ce naufrage majuscule. C’est leur faute, fallait pas y aller. Pauvre Tom Hanks, que j’adore par ailleurs, qui commence à laisser apparaître la date de péremption pour jouer les héros inoxydables. C’est le grand essoufflement. La délicieuse Felicity Jones se contente de remplir le cahier des charges. On peut se demander ce que la magnifique actrice qu’est Sidse Babett Knudsen est allée faire dans cette galère sans rames. Les autres Irfan Khan, Ben Foster, Omar Sy, jouent (mal) les utilités. Quand on pense que Ron Howard a actuellement 7 autres films en préparation… ça fait presqu’aussi peur que l’élection de Trump. 

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