Chouf

Cause toujours !

chouf-film

Chouf est le dernier volet de la trilogie marseillaise réalisée par Karim Dridi. C’est avec le premier opus, Bye-Bye, en 1995, que le cinéaste a pu découvrir la ville cinématographiquement. Il réalisa douze ans après Khamsa qui lui a permis de rencontrer des enfants gitans et des adolescents des quartiers nord. C’est parce que cette expérience était si forte qu’il a voulu revenir à Marseille tourner Chouf qui veut dire « regarde » en arabe. C’est le nom des guetteurs des réseaux de drogue de Marseille. Sofiane, 24 ans, brillant étudiant, intègre le business de son quartier après le meurtre de son frère, un caïd local. Pour retrouver les assassins, Sofiane est prêt à tout. Il abandonne famille, études et gravit rapidement les échelons. Aspiré par une violence qui le dépasse, Sofiane découvre la vérité et doit faire des choix. Un film de banlieue de plus avec ses points forts- ici les personnages- et ses points faibles – le scénario prévisible et surtout le langage. J’avais adoré Divines, je me suis désespérément ennuyé ici pendant 108 minutes.

chouf

Dans un souci de documentation, Karim Dridi a déménagé à Marseille pour renouer le contact avec des jeunes des quartiers défavorisés qu’il avait connus au moment du tournage de son film de 2007. Il a ainsi pu observer sur le terrain comment fonctionnent les réseaux de drogue, du haut au bas de l’échelle. Dans ce film, on pense volontiers à la tragédie antique, les lieux des meurtres sont choisis parmi les plus beaux sites de Marseille et ses hauteurs, les relations entre les divers personnages et le poids du destin trouvent également des résonances dans le théâtre grec. Alors vous le direz, voilà beaucoup de compliments. Certes, mais le problème est que je n’ai pas compris un traître mot aux dialogues, et faîtes moi confiance, ça n’arrête pas un instant. Ces gars là parlent sans arrêt et comme : diction pâteuse + accent local + argot  arabo-marseillais des cités = on pige que dalle !

chouf

Karim Dridi a engagé des comédiens non-professionnels. Pendant deux ans, il a animé des ateliers de comédie avec des jeunes des quartiers tout en écrivant avec eux le scénario. C’est de là que sont sortis les Sofian Khammes, Foued Nabba, Zine Darar et compagnie. Ils ne manquent pas de présence, mais hélas… je ne vais pas me répéter. Donc, il reste l’aspect documentaire sur les trafics de drogue, d’armes lourdes, etc. L’ensemble est très noir, archi-violent, pas une lueur d’espoir à l’horizon de ces no go zones où règne la loi du plus fort, d’où cette vision aussi réaliste que catastrophiste…. J’ai au moins compris ça !

Publicités

Une réponse à “Chouf

  1. Mince alors. C’était assez tentant mais du coup… je suis refroidie. Dommage.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s