Deep Water

Pas catastrophique

deep

Le moins qu’on puisse dire c’est que ce n’est pas le premier film de Peter Berg. On se souvient entre autres de l’excellent Du sang et des larmes. Ce nouvel opus s’inspire de l’incroyable histoire vraie de la plus grande catastrophe pétrolière de l’histoire. l’incroyable histoire vraie de la plus grande catastrophe pétrolière de l’histoire. La plateforme Deepwater Horizon tourne non-stop pour tirer profit des 800 millions de litres de pétrole présents dans les profondeurs du golfe du Mexique. Mike Williams, électricien sur la plateforme et père de famille, connaît les risques de son métier mais fait confiance au professionnalisme de son patron Jimmy Harrell. En revanche, tous se méfient de la société locataire de la plateforme dirigée par Donald Vidrine, qui ne pense qu’à son bénéfice. Lorsque cette société décide contre l’avis des techniciens de la déplacer trop rapidement, ils sont loin de se douter que les 5 millions de barils sous leurs pieds sont prêts à exploser… Le seul courage de Mike et ses collègues suffira-t-il à limiter les dégâts et sauver ce qui peut encore l’être ? Berg ne se contente pas de remplir le cahier des charges d’un film catastrophe, il tente d’aller un peu plus loin en posant des questions qui dérangent (même s’il ne parvient pas à y répondre) sans oublier le divertissement et le suspense. Efficace et honorable.

deepwater-horizon-filmCes 107 minutes sont une adaptation des Dernières heures du Deep water Horizon, un article du New York Times publié en 2010. Cette catastrophe écologique causa la disparition de onze personnes et plus d’une centaine de blessés, sans compter les nombreuses espèces animales affectées. Par souci de réalisme, la production avait contacté la société BP (qui exploitait Deepwater Horizon) mais cette dernière n’a pas autorisé l’équipe à tourner sur l’une de ses plates-formes. C’est pour cette raison qu’elle décida d’en construire une pour les besoins du film. Reconstituée à 85 %, cette « fausse » plate-forme a nécessité le travail de 85 soudeurs qui l’ont bâti en trois parties distinctes. Le décor principal pesait 1 315 tonnes et un héliport a aussi été conçu pour faire atterrir un hélicoptère. Le film a finalement coûté 110 million de dollars ! Voilà le décor en place, y ajouter les effets spéciaux, essentiellement pyrotechniques, impressionnants, un suspense bien mené avec une longue attente avant que les éléments se déchaînent, et un casting à la hauteur et vous avez enfin un film catastrophe qui ne soit pas… catastrophique.

Jimmy Harrell (Kurt Russell,l.) und Jason Anderson (Ethan Suplee,r.)

Mark Wahlberg campe avec beaucoup de conviction cet ouvrier, héros malgré lui, victime d’un système capitaliste sans scrupules qui mène la planète au désastre. A ses côtés on retient les prestations de Dylan O’Brien, Kate Hudson, du revenant Kurt Russel, du machiavélique John Malkovich, et de Gina Rodriguez, tous impeccables jusqu’au dernier des petits rôles. Un huis clos haletant, à la thématique pas forcément finaude mais utile, On ne s’ennuie pas mais on aurait aimé la charge anti-système un peu plus frontale et engagée. L’anecdote, aussi dramatique soit-elle, prend trop vite le pas sur le fond. Mais, dans le genre, c’est ce qu’on a vu de mieux cette année… et de loin.

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