Une vie entre deux océans

Lacrymale story

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La famille, et au-delà la thématique de la maternité et de la paternité planent en permanence sur le cinéma de Derek Cianfrance. A ce titre j’avais adoré Blue Valentine et The Place beyond the pines. C’est donc d’un pas léger que je suis allé voir ces 133 minutes… hélas ! Quelques années après la Première Guerre mondiale en Australie. Tom Sherbourne, ancien combattant encore traumatisé par le conflit, vit en reclus avec sa femme Isabel, sur la petite île inhabitée de Janus Rock dont il est le gardien du phare. Mais leur bonheur se ternit peu à peu : Isabel ne peut avoir d’enfant… Un jour, un canot s’échoue sur le rivage avec à son bord le cadavre d’un homme et un bébé bien vivant. Est-ce la promesse pour Tom et Isabel de fonder enfin une famille ? Un seul conseil : préparez vos mouchoirs. On nous parle d’une histoire extrêmement forte sur le plan émotionnel… Certes ! Mais trop c’est trop ! Tout le monde pleure en permanence, les hommes, les femmes, les enfants et les spectateurs… mais eux c’est aussi parce qu’ils ont payé leur place.

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Il s’agit donc d’une adaptation cinématographique du premier roman, le best-seller éponyme de l’Australienne M. L. Stedman  qui a connu un succès international impressionnant. Le film a été tourné dans un endroit peu connu : Stanley, une ville balnéaire très calme dans le nord-ouest de la Tasmanie. Les habitants du coin espèrent qu’avec le film, cet endroit attirera des touristes. Des prises ont également eu lieu en Nouvelle-Zélande, comme par exemple dans la ville de Dunedin où des étudiants de l’université d’Otago ont servi de figurants. Bon, c’est très beau, les paysages sont magnifiques, la photographie superbe, par contre on peut regretter que la musique de l’excellent Alexandre Desplats ne dégouline de la première à la dernière minute, ajoutant au flux lacrymal du spectateur. Donc une grande histoire d’amour sur fond de quête de rédemption, mais qui n’a qu’un but – parfaitement atteint au demeurant – faire pleurer. Pour moi, une profonde déception due à la fois au palmarès du réalisateur et au casting brillantissime. Comme quoi accumuler les grands noms et les talents n’est pas forcément un gage de réussite.

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Réunir Michael Fassbender et Alicia Vikander, un couple de très bons acteurs glamour à souhait, était sans doute une belle idée. Mais je ne suis pas très sûr que les violons du mélo leur conviennent vraiment. Ils sont beaux mais compassés, comme corsetés… j’ai eu du mal à croire à leur histoire. Pour pleurer avec eux, on retiendra Rachel Weisz, Bryan Brown, Jack Thompson, Emily Barclay, Anthony Hayes, Caren Pistorius et l’épatante Florence Clery (4 ans) qui pleurniche très bien elle aussi. On se dit que situer un drame sur une île et son phare peut faire craindre les tempêtes et la submersion. Vous avez compris que ce n’est pas la marée qui est à craindre, mais les torrents de larmes face et sur l’écran qui submergent ces 133 minutes pesantes et interminables. Une escale à éviter.

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