Bridget Jones Baby

Obsolescence programmée

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Ce troisième volet des aventures de la célibataire la plus célèbre de la planète n’est pas une adaptation du troisième roman de Helen Fielding Bridget Jones: Mad About the Boy, sorti en 2013 et dans lequel l’héroïne a 53 ans, deux enfants et est une « cougar » adepte des réseaux sociaux. Ce scénario est donc original. ( ?) Je me demande si on ne doit pas le regretter amèrement. Car ces 123 minutes de comédie signées Sharon Maguire sont plus que poussives. Après avoir rompu avec Mark Darcy, Bridget se retrouve de nouveau célibataire, 40 ans passés, plus concentrée sur sa carrière et ses amis que sur sa vie amoureuse. Pour une fois, tout est sous contrôle ! Jusqu’à ce que Bridget fasse la rencontre de Jack… Puis retrouve Darcy… Puis découvre qu’elle est enceinte… Mais de qui ??? Les deux premiers films de la saga, Le Journal de Bridget Jones (2001) (très drôle) et Bridget Jones : l’âge de raison (2004), (pas trop mal) ont rapporté plus de 544 millions de dollars de recettes dans le monde… alors forcément, un troisième volet était sacrément tentant. Hélas… !

Bridget (Renée Zellweger) auf dem Arm von Jack (Patrick Dempsey)

Oui, hélas ! Car à en juger par les deux premiers volets, les scénarii étaient plutôt bien troussés et les dialogues relativement soignés. On ne faisait pas dans le génie, mais ça se tenait. Et puis, il y avait l’attrait de la nouveauté voire de la surprise. Mais, là, ça sent furieusement le réchauffé. Certes, l’héroïne reste imparfaite – ce qui fait son originalité et son charme – mais ses gaffes à répétition, sa maladresse quasi maladive et son indécision finissent franchement par lasser : la reine de la boulette ne fait plus recette 15 ans après sa dernière apparition. Tout le monde a vieilli… et son public aussi. Le grain de folie qui était la marque de cette saga ne germe plus, et l’humour est de moins en moins déjanté. La sauce ne prend plus et on tombe ici dans la comédie formatée… auquel cas, plus de deux heures, c’est loooooooong.

Mark Darcy (Colin Firth)

Côté casting, j’ai de plus en plus de mal à supporter les grimaces permanentes de Renée Zellweger. C’est d’autant plus fatiguant qu’elle ne quitte pas l’écran une seconde. A ses côtés, Hugh Grant n’est plus là et ses blagues salaces sont loin d’être remplacées par le romantisme niais de Patrick Dempsey. Quant à Colin Firth, il a du mal à sortir de son rôle d’amoureux transi et coincé, on aimerait qu’il retire de temps à autre le manche à balai mal placé et qui le gêne de toute évidence. On comprend ça. Heureusement il y a Emma Thompson, qui, en gynéco déjantée, nous fait hurler de rire à chacune de ses apparitions… hélas trop rares. En bref, bienvenue au festival du gnangnan et du réchauffé. Vous pouvez passer votre chemin, il y a tellement de bons et même grands films en ce moment…

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