Don’t breathe – La maison des ténèbres

A couper le souffle

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Il est uruguayen, il a 38 ans, il s’appelle Fede Alvarez et il devient un des maîtres du cinéma d’épouvante. Après un bon Evil Eead en 2013, il revient en force avec ces 88 minutes haletantes et… originales, ce qui n’est pas une mince affaire dans le genre. Pour échapper à la violence de sa mère et sauver sa jeune sœur d’une existence sans avenir, Rocky est prête à tout. Avec ses amis Alex et Money, elle a déjà commis quelques cambriolages, mais rien qui leur rapporte assez pour enfin quitter Détroit. Lorsque le trio entend parler d’un aveugle qui vit en solitaire et garde chez lui une petite fortune, ils préparent ce qu’ils pensent être leur ultime coup. Mais leur victime va se révéler bien plus effrayante, et surtout bien plus dangereuse que ce à quoi ils s’attendaient… Si vous avez peur du noir, passez votre chemin, si vous aimez les frissons, précipitez vous dans cette maison, croyez moi, c’est très au dessus du train fantôme.

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Encore une fois le titre original A man in the dark, était beaucoup plus fort et évocateur que ce banal Maison des ténèbres. Bon, une fois ce bémol évacué, il n’y a pratiquement que des éloges à adresser à ce petit bijou de thriller d’horreur et d’épouvante. L’aveugle du film est l’incarnation même de l’alliance entre la force et la vulnérabilité absolue. A l’inverse, le trio de voyous change lui aussi de statut durant le film, avec eux les agresseurs deviennent victimes. Ajouter à ce petit monde un rottweiler aussi énorme que fou furieux, vous enfermer le quintette dans huis clos sanglant, vous agitez le tout avec un nombre ahurissant de surprises et de retournements de situation et vous obtenez un grand film d’épouvante. Le tournage principal s’est déroulé à Budapest, durant sept semaines. Plus tard, la production s’est rendue à Détroit, pour tourner les quelques scènes en extérieurs et où ils trouvé l’emblématique maison en briques jaunes de l’Aveugle dans les quartiers abandonnés de la ville récemment en faillite. Les terrains vagues et les maisons délabrées viennent encore renforcer l’atmosphère inquiétante du film. Grâce au choix des décors, mais aussi à la palette de couleurs utilisée, avec ses nuances de gris et ses touches de couleurs, à bien des égards, le film possède une dimension épique, quasi mythologique.

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Stephen Lang est terrifiant dans le rôle de la victime qui devient prédateur. Jane Levy, déjà présente dans le Evil Dead, déjà cité,  Dylan Minnette, (Prisoners, Chair de Poule) Daniel Zovatto, (vu dans It Follows) sont parfaits tous les trois. Ils savent faire partager l’effroi qui les submerge et donner de la profondeur à leurs personnages… pas si simple dans ce style de cinéma. C’est de la Série B de haute volée : peu de moyens, mais des idées à chaque scène, un scénario diabolique et une interprétation épatante. On en redemande. Cette relecture du Sous-sol de la peur, de Wes Craven, un maître du genre, vaut largement son modèle. Une très bonne surprise !

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