Where to invade next

A gauche toute

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Si vous ne connaissez pas encore Michael Moore, sachez qu’il ne fait jamais dans la dentelle. Ce n’est pas son genre et c’est bien ça qui est le plus réjouissant avec ses documentaires. Il prend parti, avec ses gros sabots, et il y va franco. Son nouveau docu de deux heures ne fait pas exception à la règle. Dans son nouveau documentaire, Michael Moore décide de s’amuser à envahir le monde pour déterminer ce que les États-Unis peuvent apprendre des autres pays. Jouissif, faussement naïf, d’une mauvaise foi revigorante, totalement partisan… tout ce qui fait son charme. Si vous n’aimez pas ça, passez votre chemin. Tout le monde n’a pas son courage intellectuel. Alors, moi j’adore.

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Cette fois, il s’offre une croisade sur deux continents afin d’en « voler » le meilleur pour le compte des États-Unis. Il choisit de se moquer du besoin constant de son propre pays d’avoir un ennemi. Le metteur en scène a glané des petites choses dans neuf pays (8 européens et la Tunisie) qu’il a visités, des idées qui seraient très bonnes appliquées dans son pays d’origine : Ma première idée était d’envahir ces pays et piquer des trucs – plus que le pétrole j’entends, ironise-t-il.  Très peu d’informations ont ainsi filtré jusqu’à l’annonce de la sortie du film.et aussi incroyable qu’il puisse paraître, il a eu un écho favorable auprès de nombreux critiques américains et a même été remarqué au sein de l’Académie, figurant parmi les premières sélections aux Oscars dans la catégorie Meilleur Documentaire. Si Michael Moore reste un documentariste inimitable, c’est grâce à son style provocateur et son sens du montage. Fidèle à lui-même, il se met en scène dans ce nouveau documentaire tout en assurant également la voix-off. Le cinéaste est souvent taxé de manipulation à cause de sa propension à éluder les choses qui n’arrangent pas son propos. Quand on lui parle de sa vision idéalisée des pays visités, il répond : J’y suis allé pour cueillir les fleurs, pas les orties. 120 minutes qui font réfléchir par le rire, n’est-ce pas un tour de force ? A 60 ans, le plus célèbre des lanceurs d’alerte n’a rien perdu de sa superbe et de son culot pour nous offrir cette leçon d’optimisme qui essaime des vérités que devraient prendre en compte les deux candidats à l’élection présidentielle Outre-Atlantique.

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2 réponses à “Where to invade next

  1. Je ne crois pas avoir encore vu un seul de ces docus. J’en entends beaucoup parler mais je n’ai jamais eu l’occasion d’en voir un. Il faudrait, mais celui-ci n’est pas celui qui m’attire le plus. Je crois qu’il en a fait un sur la malbouffe… ça me tente +. 🙂

  2. s’il n’existait pas faudrait l’inventer lui !
    En tout cas il en faut des comme lui pour éviter les dérives de nos sociétés

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