The Strangers

Goksung

the-strangers-na-hong-jin-2016-festival-cannes

Voilà le titre original qui tire son nom du village de montagne dans lequel le film a été tourné, lieu principal du déroulement de l’intrigue.  La vie d’un village coréen est bouleversée par une série de meurtres, aussi sauvages qu’inexpliqués, qui frappe au hasard la petite communauté rurale. La présence, récente, d’un vieil étranger qui vit en ermite dans les bois attise rumeurs et superstitions. Face à l’incompétence de la police pour trouver l’assassin ou une explication sensée, certains villageois demandent l’aide d’un chaman. Pour Jong-gu aussi, un policier dont la famille est directement menacée, il est de plus en plus évident que ces crimes ont un fondement surnaturel… Le film du coréen Na Hong-jin a été unanimement salué par la critique lors de sa projection Hors Compétition au Festival de Cannes 2016, faisant regretter aux festivaliers que le film ne soit pas en Compétition officielle. Un film dont on ne sort pas indemne.

the-stranger

Par certains aspects, ces 156 minutes – qu’on ne voit pas passer – rappellent l’esthétique des thrillers cultes Seven ou Memories of Murder, notamment par l’ambiance poisseuse et macabre sublimée par la présence quasi-constante de la brume et de la pluie. La religion est au cœur de l’intrigue oscillant entre le christianisme et le chamanisme. – ce qui nous offre un plan séquence de 15 minutes qui constituent une des scènes clé du film. Montage virtuose, superbe photographie, musique superbe, scénario diabolique et une interprétation magnifique, encore un film qui vous prend d’emblée et ne vous lâche plus. A voir et à revoir.

the-starngers

La distribution fait un sans faute même si les noms coréens nous échappent un peu, souvenons-nous de Kwak Do-Won, Hwang Jeong-min, Chun Woo-hee, et du japonais Jun Kunimura, vu récemment au côté d’Isabelle Carré dans Le Cœur régulier. Na Hong Jin réinvente le cinéma d’horreur dans un chef d’œuvre étourdissant, asphyxiant et insaisissable. Une grosse calque visuelle et narrative qui sait créer le malaise et qui s’affirme d’emblée comme un classique du genre. Manipulateur, cruel et mystérieux jusqu’au mot fin, le film tient en haleine et ne livre à aucun moment ses secrets. Une merveille de cauchemar !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s