Jason Bourne

Big Brother en marche

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Pauvre Jason Bourne, après avoir tout eu, ou presque, dans la peau, la mémoire, la mort et la vengeance, il revient sur nos écrans, toujours en proie à ses démons et poursuivi sans relâche par la terre entière ou peu s’en faut. C’est de nouveau  Paul Greengrass qui revient derrière la caméra et à l’écriture du scénario après deux excellents films, Green Zone et Capitaine Phillips. C’est sans faute, mais hélas, rien de nouveau dans la saga et comme les scénaristes tirent à la ligne, on commence à s’ennuyer un tantinet devant le spectacle de la fuite éperdue du héros seul contre tous. Le pitch est d’ailleurs minimaliste : La traque de Jason Bourne par les services secrets américains se poursuit. Des îles Canaries à Londres en passant par Las Vegas…124 minutes et 120 millions de dollars plus tard, on sort de la salle déçu et épuisé.

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C’est un tourbillon permanent. Au bout de 15 minutes, on avait déjà visité, l’Albanie, Rome, Athènes, l’Islande, Washington, et ce n’était qu’un apéritif, puisque le périple passera encore par Londres, Berlin, Las Vegas… et j’en oublie sûrement. Le problème réside dans le fait que, où qu’on soit, il se passe la même chose, avec des variantes, soit, mais la même chose. Et ne me demandez pas comment le héros parvient toujours à s’en sortir… c’est un mystère. Personnellement, le style « héros inoxydable » commence sérieusement à me taper sur le système même si, comme ici, le rôle est porté par un immense acteur. Ça ne suffit lus pour me passionner. Tout est bien fichu, minutieusement réglé, les cascades sont somptueuses, les poursuites sacrément bien filmées et l’interprétation parfaite. Mais ça c’est pour la forme. Pour le fond ? Le coup du Big Brother en marche, ce n’est pas nouveau : Orwell en 84, c’est vous dire.

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Le casting est luxueux avec l’incontournable Matt Damon, toujours aussi impeccable et charismatique. Bon, je l’avoue, je suis un inconditionnel, et il lui suffit de faire les pieds au mur pour que j’applaudisse. A ses côtés… ou face à lui, la terre entière incarnée par Tommy Lee-Jones, Alicia Vikander, (seule personnage nouveau et intéressant qui empêche  l’histoire de tourner complètement à vide) Vincent Cassel, (très convaincant en méchant XXL) Julia Stiles, Riz Ahmed, tous très justes et même sobres… on croit rêver dans ce style de production. Alors, qu’est-ce qui manque ? Savoir sortir du déjà-vu afin de m’éviter d’écrire à intervalles réguliers, qu’il faut distinguer la forme et le fond… La forme est irréprochable, (deux grands moments, la poursuite au milieu des manifs à Athènes et la poursuite finale en Hummer dans les rues de Las Vegas !!!) le fond, par contre, sent un petit peu le rance. Et puisqu’une suite est déjà prévue, on attend mieux encore côté scénario et surtout ce supplément d’âme qui manque totalement à ce 4ème volet de la saga inspirée des romans de Robert Ludlum.

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Une réponse à “Jason Bourne

  1. J’avais adoré les premiers opus…

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