Independence Day : Résurgence

Au royaume des clichés

Independence

120 minutes parmi les plus longues que j’ai passées dans une salle de cinéma depuis bien longtemps. Je ne remercierai donc pas Roland Hemmerich, grand spécialiste du nanar de science-fiction à grand spectacle devant l’Eternel (qui ne devrait d’ailleurs pas lui pardonner non plus de réaliser de pareille bouse). Nous avons toujours su qu’ils reviendraient. La terre est menacée par une catastrophe d’une ampleur inimaginable. Pour la protéger, toutes les nations ont collaboré autour d’un programme de défense colossal exploitant la technologie extraterrestre récupérée. Mais rien ne peut nous préparer à la force de frappe sans précédent des aliens. Seule l’ingéniosité et le courage de quelques hommes et femmes peuvent sauver l’humanité de l’extinction. Le pitch en dit long sur la banalité affligeante du scénario où l’on s’est contenté de recycler toutes les recettes (mauvaises de préférence) du film de genre. Comme on nous le dit d’emblée : Nous avons toujours su qu’ils reviendraient… Eh bien, malgré une victoire éclatante des humains, les aliens réapparaîtront dans un N°3 que nous attendons déjà avec impatience.

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Le premier volet datait de 1996… comme le temps passe ! Et c’est bien là le problème, car si le savoir-faire est toujours là, le cinéma a évolué, Star Wars et autres chefs d’œuvre du genre sont passés par là et dans ce blockbuster tout est démodé. On a recyclé du vieux pour faire du neuf, et si je vous dis que tout est raté, je reste très en dessous de la vérité. C’est une catastrophe majuscule. Les 200 millions de dollars se voient bien, d’ailleurs on ne voit que ça puisque le scénario est indigent, (dire qu’ils se sont mis à 5 pour écrire ça ! Comme quoi l’union ne fait pas toujours la force), la mise en scène parfois approximative, les dialogues d’une bêtise rarement atteinte et le jeu ( ?) des acteurs touche au ridicule. Quel palmarès ! Et on vérifie une fois de plus que des effets spéciaux, aussi léchés soient-ils, ne font pas un film… il faut un scénario. Or j’aimerai qu’on m’expliquât comment des aliens qui survivent à l’arme atomique peuvent se faire tuer à coups de machette… à condition que ce soit par derrière ??? Ce n’est là qu’un exemple de l’inanité et de l’incohérence narrative du spectacle ( ?) proposé. 

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Côté casting donc, c’est aussi faiblard. Surtout chez la nouvelle génération fadasse à souhait des Liam Hemsworth, Maika Monroe, Jessie Usher, et même notre Charlotte Gainsbourg nationale, égérie du cinéma d’auteur, semble se demander ce qu’elle fait là… nous aussi. Chez les revenants, Bill Pullman, Jeff Godblum, Sela Ward, William Fichtner, Judd Hirsch,… et beaucoup d’autres font leurs numéros habituels sans grande conviction et ne donnent pas l’air de croire un seul instant à cet incroyable naufrage. A moins de satisfaire un plaisir régressif à se plonger dans le nanar de l’année, ou de vouloir regarder ce film au deuxième degré (j’avoue avoir beaucoup ri, mais de toute évidence ce n’était pas le but recherché), on ne peut que hurler devant ce monument d’ennui, bas du front, à l’humour pesant, qui plus est, noyé dans une idéologie pro américaine lourdingue et à la limite du choquant.   

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