Le BGG

Il était une fois : Spielberg

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Je suis un inconditionnel de Steven Spielberg, depuis ses débuts et son formidable Duel. Qu’il fasse dans le film historique (Lincoln, L’Empire du soleil), dans le film de guerre (Il faut sauver le soldat Ryan), l’espionnage (Le pont des espions), l’aventure (la saga des Indiana Jones), la science fiction (Rencontre du 3ème type) ou encore qu’il retombe en enfance (E.T., Hook)… j’adore. Nous voilà replongés dans ce monde du rêve et du fantastique qu’il apprécie tant.  Le Bon Gros Géant ne ressemble pas du tout aux autres habitants du Pays des Géants. Il mesure plus de 7 mètres de haut et possède de grandes oreilles et un odorat très fin. Il n’est pas très malin mais tout à fait adorable, et assez secret. D’autres géants comme le Buveur de sang et l’Avaleur de chair fraîche, sont deux fois plus grands que lui et aux moins deux fois plus effrayants, et en plus, ils mangent les humains. Le BGG, lui, préfère les schnockombres et la frambouille. À son arrivée au Pays des Géants, la petite Sophie, une enfant précoce de 10 ans qui habite Londres, a d’abord peur de ce mystérieux géant qui l’a emmenée dans sa grotte, mais elle va vite se rendre compte qu’il est très gentil. Comme elle n’a encore jamais vu de géant, elle a beaucoup de questions à lui poser. Le BGG emmène alors Sophie au Pays des Rêves, où il recueille les rêves et les envoie aux enfants. Il va tout apprendre à Sophie sur la magie et le mystère des rêves… Une fois de plus, même si ce film n’atteint pas les sommets de certaines autres de ses productions, il sait nous emporter dans une histoire insouciante mais, comme toujours, comportant une part d’humour teinté une certaine noirceur. Un ravissement pour les yeux et pour le cœur… En ces temps plus que troublés, ça fait du bien !

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Adaptation du livre éponyme de Roald Dahl (1982) dont plusieurs romans ont déjà été portés sur grand écran comme Charlie et la chocolaterie , Matilda ou Le Fantastic Mr Fox, c’est cette fois, son roman Le Bon gros géant,  publié dans 41 langues, qui a été choisi. Au générique, on retrouve les habitués des films de Spielberg, la photographie de Janusz Kaminski, les décors de Rick Carter, le montage de Michael Kahn, les costumes de Joanna Johnston, et les formidables effets visuels Joe Letteri, sans oublier la musique de John Williams. Pour ces 117 minutes de magie et de féérie, on a mis au point un procédé mélangeant prises de vues réelles et techniques de performance capture, dans le but de donner vie de la manière la plus réaliste possible aux personnages fantastiques évoluant dans des décors réels construits spécialement pour le film. Les clins d’œil à E.T. pullulent et le jeu permanent sur les différences de tailles est virtuose, par le trucage, les effets spéciaux, les trompe-l’œil, l’utilisation minutieuse des ombres, tout, ici, nous ferait presque croire à l’incroyable… Quant au gobblefunk, le langage inventé pour le héros, où l’on papotine magierêve, épouvansonge, où les freluquettes riquiquites côtoient les Gobe-Gésiers. Un régal… pardon : Miamissime ! C’est du Spielberg bon teint, avec ce qu’il faut de naïveté, d’humour et de deuxième degré pour emporter tous les publics, des plus jeunes aux plus anciens. Il y en a pour tout le monde.

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A l’origine, c’est Robin Williams qui devait tenir le rôle titre. Mais c’est donc Mark Rylance, qui campe ce BGG, naïf et main, gentil et rusé et surtout magnifiquement touchant. C’est la rencontre de deux solitudes qui est partagée par Ruby Barnhill, qui, à 9 ans, c’est le moins qu’on puisse dire, promet beaucoup. Quel regard et quel présence ! Citons parmi les seconds rôles l’irrésistible Pénélope Wilton, reine d’Angleterre plus vraie que nature et surtout ne ratez sous aucun prétexte le breakfast à Buckingham Palace : un morceau d’anthologie ! Evidemment voici un film sans aucun cynisme ni mauvais senti­ment, un film où Spielberg retrouve des thèmes de prédilection : l’abandon, la confrontation avec la différence, la foi en ses rêves, mais, même mineure, cette féérie révèle être un coffre à jouets renfermant quelques merveilles. Et puis, même mineur, ce réalisateur reste immense et incontournable.

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