Colères

La guerre des postures

Qui apaise la colère éteint un feu. Qui attise la colère, sera le premier à périr dans les flammes. Ironie du sort, c’est Hazrat Ali, quatrième calife de l’Islam, cousin et gendre de Mahomet, qui parlait ainsi au 6ème siècle. Mais qui, dans notre personnel politique, est prêt à entendre pareille sagesse ? Qui aura le courage de faire passer l’intérêt du pays avant son intérêt personnel ? Qui relira Sénèque quand il écrivait : la colère n’a rien de grand ni de noble. Il n’y a vraiment de grand que ce qui, en même temps, est calme.

Certes, la colère des proches des victimes de l’odieux carnage niçois est compréhensible et légitime, quoique je ne pense pas qu’elle aide en aucune façon à faire son deuil. Certes, il est légitime de se poser des questions sur la sécurité des lieux de rassemblement… encore faut-il se poser les bonnes questions. Certes, on peut protester en écoutant  notre Premier Ministre prêcher le fatalisme et affirmant qu’il faudra s’habituer à vivre avec la menace terroriste… Même si c’est le reflet de la réalité, il y a d’autres manières et sans doute d’autres moments pour proférer de telles sentences. Ce type de déclaration n’est-il pas un début de résignation où l’on voit poindre un constat d’échec larvé ?

Mais il y a plus grave. Il s’agit de cette guéguerre des postures politiciennes et l’escalade des déclarations antigouvernementales. Car, je le répète, il n’y rien d’autre que l’obligation pour les concurrents du Grand Prix de l’Elysée de prendre position sur un sujet qui, à juste titre, bouleverse la nation tout entière. Alors donc, on a droit à une surenchère permanente dans le délire sécuritaire allant de l’ineffable Estrosi, (Une fois toute dignité enterrée, le monde est plein de possibles.) qui a déclenché les hostilités alors que les corps gisaient encore sur la Promenade des Anglais, (si l’indignité a un visage, c’est à coup sûr celui de l’«ex» Maire de Nice), à Gugusse 1er qui piaffe dans ses starting-blocks et qui nous explique (tout comme la Marine et ses p’tits gars… mais doit-on s’en étonner ?) que rien n’a été fait et que si c’était lui… Décidément la mémoire courte notre « nain à ressort », il oublie qu’on l’a vu à l’œuvre pendant près de dix ans Place Beauvau, puis à l’Elysée… le pays s’en est-il mieux porter ? Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir. (Ferdinand Foch) Et je traiterai par le mépris… c’est d’ailleurs tout ce qu’il mérite… l’ignoble Wauquiez, le Donald Trump hexagonal. 

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