Un traître idéal

L’argent du sang

Un traitre

On le sait depuis longtemps, John Le Carré est le grand maître du roman d’espionnage et, à ce titre, un des plus adaptés au cinéma. Cette fois, c’est son livre Un traître à mon goût qui a été choisi par Susanna White dont c’est le retour sur grand écran depuis 2008. En vacances à Marrakech, un couple d’Anglais, Perry et Gail, se lie d’amitié avec un millionnaire russe nommé Dima. Ils ignorent que cet homme charismatique et extravagant blanchit l’argent de la mafia russe… Lorsque Dima demande leur aide pour livrer des informations explosives aux services secrets britanniques, la vie de Perry et Gail bascule. À travers toute l’Europe, ils se retrouvent plongés dans un monde de manipulation et de danger où chaque faux pas peut leur coûter la vie. Pour avoir une chance de s’en sortir, ils vont devoir faire équipe avec un agent anglais aux méthodes vraiment particulières… 108 minutes solides, efficaces et palpitantes, et une fois n’est pas coutume dans ce film de genre, parfaitement compréhensibles. Un bon moment.

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L’adaptation du livre de John Le Carré en scénario a été confiée à Hossein Amini, scénariste du film culte Drive et réalisateur du récent The Two Faces of January. Donc une histoire qui tient debout, une réalisation sage mais élégante (si on veut bien quelques ralentis et effets de flous parfaitement superflus) et en route pour une grande balade à travers l’Europe, Londres, Paris, Berlin, les Alpes françaises, et même un petit tour à Marrakech. Bien sûr, l’histoire est alambiquée mais on s’y retrouve assez aisément entre les coups tordus, les trahisons et autres doubles jeux. A défaut d’être idéal, c’est parfaitement honnête.

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Côté casting, c’est excellent évidemment avec Ewan McGregor, le héros malgré lui (classique mais toujours efficace quand on veut s’identifier), Stellan Skarsgård, somptueux en maffieux russe, Damian Lewis, tout aussi parfait dans l’incontournable agent du MI6 et la très belle Naomie Harris qui ne se contente pas de jouer les potiches de charme. L’ensemble est relativement schématique mais suffisamment tortueux pour tenir en haleine jusqu’au mot FIN. Pas indispensable, mais peut se voir avec plaisir.

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