Vicky

Emancipation

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Je me disais aussi… décidément c’est la saison des premiers films. Cette fois Denis Imbert a tout fait ou presque (en collaboration avec son interprète principale, Victoria Bedos), réalisation, scénario, dialogues et adaptation. A presque 30 ans, Victoire la petite dernière de la célèbre famille Bonhomme, l’éternelle enfant sage de la tribu, décide enfin de s’émanciper en découvrant l’alcool, le sexe, et… sa voix. Grâce à Banjo, un chanteur de bar et d’Elvis, elle va réussir à prendre son envol en chantant l’amour avec pudeur et le sexe sans tabou, et entraîne sa mère avec elle au grand dam de son père et de son frère. Après avoir écrit La Famille Bélier, Victoria Bedos, qui sait de quoi elle parle en matière de « fille et soeur de », récidive dans cette comédie où l’émancipation passe encore par le chant. Cela dit, ces 88 minutes sont bourrées de qualités et pourtant, ça ne fonctionne pas… et à la sortie du ciné, on se demande encore pourquoi. Sympathique, sans plus.

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Il y a autant d’invention que d’autobiographie dans ce long métrage où il s’agit de raconter le quotidien d’une fille sans prétention, sans don particulier, sans vocation apparente, mais qui étouffe dans sa famille, qui, elle, déborde de talent et vit dans une exacerbation permanente des sentiments.  Le réalisateur nous confie : Le style de famille « une claque, une caresse » où on ne cesse de s’aimer, de se détester, de se déchirer, de se rabibocher dans un mouvement qui n’en finit jamais… Une famille de comédie à l’italienne, en quelque sorte ! On a donc choisi de se centrer autour de Vicky et du duo rock qu’elle forme depuis quelques années avec le chanteur-compositeur Olivier de Closmadeuc dit Banjo. C’est d’ailleurs ce dernier qui lui a permis de se construire et d’exister par elle-même, en dehors de sa famille. Ce pouvait être original, mais ce qui pêche avant tout c’est un manque de rythme permanent et très vite on baille, on gigote sur son siège et on s’ennuie. Heureusement quelques moments un peu délirants et quelques trouvailles dans les dialogues nous tiennent éveillés. Reconnaissez que c’est un peu court pour faire un bon film. Déception…

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Victoria Bedos, pour son premier rôle, campe une inhibée aussi maladroite que craquante. Mais le film doit beaucoup au duo Chantal Lauby / François Berléand, dans le genre irrésistible. Olivier Urvoy de Closmadeuc (auquel on doit la lusique du film) est fadasse à souhait. Jonathan Cohen, toujours juste comme Marc Andreoni complètent l’affiche. Et on se saurait passer sous silence la participation de Benjamin Biolay, en rocker lubrique, qui vient s’ennuyer avec nous et bredouiller quelques répliques évidemment inaudibles… c’est devenu une marque de fabrique. Voilà tout est dit. Il ne faut pas plus tirer sur une ambulance que sur un premier film. Celui-ci n’est pire ni meilleur que beaucoup d’autres., mais il rate sa cible. Dommage !

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