High Rise

Jeu de massacre

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Ben Wheatley est pour moi un inconnu et je regrette d »être allé à la rencontre de son nanar XXL prétentieux et parfaitement insupportable.1975. Le Dr Robert Laing, en quête d’anonymat, emménage près de Londres dans un nouvel appartement d’une tour à peine achevée; mais il va vite découvrir que ses voisins, obsédés par une étrange rivalité, n’ont pas l’intention de le laisser en paix… Bientôt, il se prend à leur jeu. Et alors qu’il se démène pour faire respecter sa position sociale, ses bonnes manières et sa santé mentale commencent à se détériorer en même temps que l’immeuble : les éclairages et l’ascenseur ne fonctionnent plus mais la fête continue ! L’alcool est devenu la première monnaie d’échange et le sexe la panacée. Ce n’est que bien plus tard que le Dr Laing, assis sur son balcon en train de faire rôtir le chien de l’architecte du 40ème étage, se sent enfin chez lui. Voilà, à part les détails, tout est raconté. Tout le monde s’en fout, vous n’irez pas le voir !

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Il s’agit de l’adaptation du roman éponyme de J.G. Ballard, écrivain de science-fiction anglais dont l’œuvre a marqué de nombreux artistes, aussi bien au cinéma que dans la musique. Ce n’est donc pas la première fois qu’une de ses œuvres est portée à l’écran : Crash de David Cronenberg, a été sacré Prix du Jury au Festival de Cannes en 1996. Auparavant, Steven Spielberg a réalisé L’Empire du soleil en 1987. On peut reconnaître le côté visionnaire du roman qui, il y a 40 ans, prévoyait déjà  l’arrivée des réseaux sociaux, l’industrialisation des images, l’émergence de Youtube etc… Bref, il avait prédit que la dépendance à la technologie créerait de gros changements dans nos comportements et nos façons de penser et d’agir. C’est dans les villes de Belfast et Bangor que les équipes du film ont pu reconstituer le Londres des années 1970 le plus fidèlement possible. A l’arrivée on a droit à une sorte de cauchemar éveillé décrivant un avenir sinistre et pathétique de l’humanité fragilisée par les avancées techniques et technologiques. On comprend bien la métaphore. mais, grands Dieux, que c’est pénible ! Le film passe totalement à côté de la dimension subversive de son propos et on se prend à rêver de ce qu’un Stanley Kubrick ou un Terry Gilliam auraient pu faire de ce scénario. Ces 120 minutes n’en finissent pas de finir. C’est répétitif, artificiel, trash, fumeux mais surtout interminable. Quel ennui !

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Pourtant, côté casting, on avait mis les petits plats dans les grands. Avec Tom Hiddleston, Jeremy Irons, Sienna Miller, Luke Evans, Elisabeth Moss, (excusez du peu !) et encore James Purefoy, Keeley Hawes, Sienna Guillory, on pouvait se dire à priori que le film ne manquait pas d’atouts. Hélas, les acteurs comme les spectateurs sont totalement perdus dans cette univers pseudo psychédélique et ultra-violent. Le producteur, a acquis les droits de High-Rise en 1975 sans parvenir à trouver comment l’adapter pendant quatre décennies. Dommage pour nous, il a fini par trouver. Entre fable sociale, science-fiction et thriller d’angoisse… soit. Mais surtout un film inutile et prétentieux que vous pouvez éviter de toute urgence. 

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