Good Luck Algeria

Entre la neige et l’olivier

good lu

C’est le premier film de Farid Bentoumi qui, jusque là s’est fait connaître par ses réalisations de séries télé de bonne qualité. En l’occurrence, il s’inspire de l’histoire de son propre frère qui a fait les Jeux Olympiques d’hiver sous la bannière de l’Algérie à Turin en 2006. Sam et Stéphane, deux amis d’enfance fabriquent avec succès des skis haut de gamme jusqu’au jour où leur entreprise est menacée. Pour la sauver, ils se lancent dans un pari fou : qualifier Sam aux Jeux Olympiques pour l’Algérie, le pays de son père. Au-delà de l’exploit sportif, ce défi improbable va pousser Sam à renouer avec une partie de ses racines. 90 minutes de bonne qualité, appuyées sur un scénario solide, une mise en images parfaitement maîtrisée et surtout une impeccable interprétation. Un joli moment de rire et d’émotion.

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Selon le metteur en scène et scénariste, l’aventure de son frère symbolise parfaitement ce sur quoi il voulait mettre l’accent, à savoir le fait qu’un personnage franco-algérien habitant en France se lance dans un défi qui va le rapprocher de ses racines. Effectivement, au delà de l’aventure sportive traitée sous la forme de comédie, c’est l’aspect plus grave du scénario, la prise de conscience des racines, de l’héritage, l’histoire familiale, qui reste le plus intéressant. Farid Bentoumi est donc parti de cette histoire de son frère pour ensuite développer une problématique plus vaste autour de la famille. Donc ce film brasse large : un film sur l’entreprise, un film sur la famille et les racines, un film de sport… on pouvait craindre l’éparpillement ou le fouillis scénaristique. Eh bien, Bentoumi domine son sujet et nous fait partager l’authenticité et le supplément d’âme qui baignent cette histoire donnant un visage humain et positif de l’immigration, qui tombe à pic en ces temps troublés de l’amalgame facile et dangereux.

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Le duo Sami Bouajila / Franck Gastambide, fonctionne parfaitement et on sent les deux acteurs très impliqués dans ce  tournage. Très convaincants. Les femmes, Chiara Mastroianni et Hélène n’ont plus rien à prouver et c’est toujours un plaisir de les retrouver sur l’écran. Mais la vraie découverte, c’est Bouchakor Chakor Djaltia, 82 ans, qui a été trouvé par le directeur de casting dans une association de vieux Algériens à Grenoble. Il est tout simplement formidable. A lui seul, il vaut d’aller voir cette comédie mélancolique qui nous promène entre les champs de neige et les oliviers du bled algérien (tourné au Maroc), entre le rire et l’émotion pure. Une vraie réussite.

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Une réponse à “Good Luck Algeria

  1. Cela m’a l’air très sympa !!

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