Saint-Amour

Pittoresque et picaresque

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Pour leur nouveau film, les trublions Benoît Delépine et Gustave Kervern ont posé leurs caméras dans les magnifiques vignobles français situés dans le Languedoc, le Bordelais, le Beaujolais, les Pays de Loire et la région Rhône-Alpes. Tous les ans, Bruno fait la route des vins… sans quitter le salon de l’Agriculture ! Mais cette année, son père, Jean, venu y présenter son taureau champion Nabuchodonosor, décide sur un coup de tête de l’emmener faire une vraie route des vins afin de se rapprocher de lui. Et s’ils trinquent au Saint-Amour, ils trinqueront bien vite aussi à l’amour tout court en compagnie de Mike, le jeune chauffeur de taxi embarqué à l’improviste dans cette tournée à hauts risques entre belles cuvées et toutes les femmes rencontrées au cours de leur périple… Après Le Grand Soir et Mammuth, nos deux cinéastes nous enchantent encore par leur univers décalé et cette manière de tout oser (ou presque…) avec ce road-movie d’une originalité incroyable servi par un casting royal.

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Cette comédie dramatique met l’accent sur ces gens auxquels on ne prêtent pas toujours attention, ces laissés pour compte qui vivent en marge de la société et dont pas grand monde ne remarque la présence. Le tout avec la poésie qui caractérise les deux cinéastes. Il souffle un vent de liberté, d’audace dans ces 100 minutes qui nous parlent d’alcool, de femmes et de la relation père-fils. Mais, pourtant, on peut dire que c’est la tendresse et la poésie sereine qui dominent dans cet immense cri d’amour à la vie. Honnêtement je craignais le gros film qui tache, et je me suis délecté d’un grand cru comme on en voit peu dans le cinéma français,. C’est bien écrit, c’est malin, parfois à la limite d’une folie surréaliste, mais surtout porté par une troupe d’acteurs et d’actrices qui trinquent à notre santé pour notre plus grand bonheur. Ça fait du bien par où ça passe !

Saint amour

Réunis pour la première fois à l’écran, Gérard Depardieu et Benoît Poelvoorde s’en donnent à cœur-joie. Même si l’on sait pertinemment qu’ils sont incontrôlables, ils nous offrent un duo de très haut-vol. Immenses acteurs, ils savent jouer ensemble en évitant de faire leur numéro personnel. Et ils savent aussi mettre en valeur, le petit dernier, la troisième génération, Vincent Lacoste, qui tire parfaitement son épingle du jeu. Autour d’eux, une pléiade de femmes allant de l’incandescente Céline Salette à la toute fragile Solène Rigot, en passant par Chiara Mastroianni, Ana Girardot, Izia Higelin, Ovidie (star du porno… en action) et Andréa Féréol qu’on retrouve là avec un bonheur non dissimulé. Je ne saurai oublier le numéro de pochard impénitent de Gustave Kervern himself et surtout la savoureuse apparition de Michel Houellebecq (coscénariste) en propriétaire de chambre d’hôtes comme on en voit peu.  Bourré de mélancolie et d’humour, un film gouleyant à la fin duquel, on en reprendrait bien encore un peu pour la route ! A la bonne vôtre !

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Une réponse à “Saint-Amour

  1. Hé bien je n’ai pas aimé du tout ! Une succession de pochades niveau pré-ados , même pas drôles
    À peine quelques républiques vaguement tendres
    Vincent Lacoste , le plus crédible , a été doté des seules pointes d’humour intéressantes
    Depardieu brimé par un carcan de douceur et de patience n’est pas une seconde crédible en père de Poelevoorde et ce dernier particulièrement agaçant , devrait jouer à jeun , même et surtout les rôles d’ivrognes
    Quel ennui !….

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