Joséphine s’arrondit

Hystérie collective

Josép

Le premier Joséphine (pas loin de 600 000 entrées lors de sa sortie en France) était réalisé par Agnès Obadia, mais pour cette suite, Marilou Berry a décidé de passer derrière la caméra en plus de camper le rôle-titre. Hélas, rien de mieux, rien de pire… rien à signaler. J’aurai même pu me contenter de recopier ma chronique de juin 2013. C’est vous dire. Depuis deux ans, Gilles (homme-parfait-non-fumeur-bon-cuisinier-qui aime-les-chats) et Joséphine (fille-attachiante-bordélique-mais-sympathique) s’aiment. Tout est parfait. Jusqu’à une nouvelle inattendue : ils seront bientôt trois. Ne pas devenir comme sa mère, garder son mec et devenir une adulte responsable, tout un tas d’épreuves que Joséphine va devoir affronter, avec Gilles… à leur manière. Sympathique, hystérique et parfaitement anecdotique !

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Tous les personnages sont outrés et à la limite du grand n’importe quoi (exemple la mère du héros, campée par Victoria Abril, qui ne peut peindre que totalement nue des toiles de François Hollande ???). On sait que pour réussir une bonne comédie, il faut du rythme. Le gros problème ici, c’est qu’on a confondu rythme et hystérie. C’est quasiment insupportable, ça gueule, ça éructe, ça s’agite en permanence… L’humour est trop souvent contaminé par une vulgarité qui frise parfois le graveleux. Et pourtant, même si le thème de la grossesse et ses dommages collatéraux ne brille pas forcément par l’originalité, le film est plein de bonne volonté et on ne doit pas oublier, sinon quelques bons moments, au moins quelques bonnes répliques. C’est déjà ça… mais c’est trop peu pour qualifier cette toute petite comédie de bon film.

Joséphine

Le casting est à l’image du film, survolté… et épuisant. Marilou Berry ne manque pas de charisme, mais on aimerait la voir dans un autre type de rôle. Mehdi Nebbou et Medi Sadoun, les mâles de l’histoire sont les seuls à faire dans la demie teinte… c’est reposant. Josiane Balasko, Victoria Abril, Sarah Suco, Vanessa Guide, Bérengère Krief, complètent la série de portraits féminins qui, et c’est une litote, ne donnent pas une idée flatteuse du beau sexe. Bref, vous pouvez passer votre chemin, ou alors prenez une bonne dose de Xanax ou Stilnox… A la bonne vôtre !

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