Peur de rien

Initiatique

Peur de rien

Déjà remarquée en 2011 pour son Beyrouth Hôtel, la réalisatrice libanaise Danielle Arbid récidive ici avec ces 120 minutes de très bonne facture avec un scénario (c’est elle aussi) originale et des personnages attachants servis par une belle distribution.  Les années 90. Lina, 18 ans, débarque à Paris pour ses études. Elle vient chercher ce qu’elle n’a jamais trouvé au Liban, son pays d’origine : une certaine forme de liberté. L’instinct de survie comme seul bagage, elle vogue d’un Paris à l’autre au rythme de ses rencontres amoureuses. Parce qu’à 18 ans, on rêve d’embrasser le monde et pas qu’un seul garçon… Autobiographique ou pas, voilà un film jeune qui sort des sentiers battus et qui nous fait découvrir une jeune actrice plus que prometteuse.

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Pour son premier film tourné en France (tous les autres se situaient au Liban), Danielle Arbid a choisi le ton de la comédie dramatique pour ce voyage initiatique d’une jeune libanaise dans le Paris estudiantin des années 90. A la fois touchant et poétique, le film doit sa réussite à son personnage central avec lequel on entre rapidement en empathie. Même si le message politique est assez basique, il reste cruellement d’actualité à travers son plaidoyer pour l’intégration et sa charge contre le racisme ordinaire. Ce moment de cinéma est tonique, joyeux, bourré de vitalité à l’image de la jeune femme que l’on suit pas à pas dans sa quête avec ses hauts et ses bas, ses amours folles et ses désillusions, ses expériences sexuelles et politiques, ses rires et ses larmes… bref, la vraie vie ! Jolie bande-son, réalisation maîtrisée et, répétons-le, une excellente interprétation. Optimisme et énergie, ce n’est pas si courant au cinéma aujourd’hui, alors pourquoi s’en priver ?

Peur

Manal Issa a bien failli ne jamais jouer le personnage de Lina. En effet, son père lui a interdit de se rendre à l’audition pour le rôle car les films de Danielle Arbid sont interdits par la censure au Liban. Malgré cette opposition, la jeune femme y est quand même allée. Tant mieux pour nous car elle est formidable de bout en bout. Face à elle, deux acteurs qui de film en film s’affirment comme de réels talents : Vincent Lacoste et Paul Hamy., épatants tous les deux. On retrouve avec plaisir Dominique Blanc dans le rôle de la prof de fac que tout le monde aurait voulu avoir. Citons encore Damien Chapelle, Clara Ponsot, India Hair qui sont tous très justes. Une très belle surprise !

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