The Boy

Ambiance, ambiance !

The B

William Brent Bell est un spécialiste du film d’épouvante. Je ne ferai pas de comparaisons avec ses précédents films que j’avoue ne pas avoir vu, mais ces 97 minutes ont été pour moi une excellente surprise. Pour essayer d’échapper à son passé, Greta, une jeune Américaine, se fait engager comme assistante maternelle en Angleterre, dans une maison perdue en pleine campagne. À son arrivée, elle découvre qu’elle a été embauchée non pas pour s’occuper d’un petit garçon de 8 ans en chair et en os, mais d’une poupée de porcelaine grandeur nature. Seule dans la maison, loin de tout, Greta assiste à des événements tous plus étranges les uns que les autres. La poupée serait-elle vivante ? Il se trouve que Greta n’a pas seulement été engagée, elle a été choisie… Tous les ingrédients du film de genre sont ici réunis, mais surtout on voit poindre quelques originalités scénaristiques… et ça fait du bien.

The boy

Particulièrement friand de ces histoires d’horreur dans lesquelles des personnages sont confrontés à des objets terrifiants, Stacey Menear, le scénariste, a commencé à faire des recherches sur les poupées. Il a ainsi découvert qu’il existait vraiment des poupées hantées ou qui auraient pris vie… Donc, on se dit à priori que cette énième production sur ce type de sujet ne va pas pouvoir nous surprendre beaucoup. C’est bien de là que nous vient la bonne nouvelle. Même si l’intrigue se déroule dans la pluvieuse campagne anglaise, le film a été tourné sur l’île de Vancouver en Colombie-Britannique (en 24 jours). Il s’agit d’une région comprenant beaucoup de manoirs construits par les nouveaux magnats du bois, du chemin de fer et du charbon de l’Ouest canadien à la fin du 19ème siècle. Et comme souvent, la maison, le grand manoir gothique des Heelshire,  est un des personnages principaux de l’histoire. Ajouter à tout cela la musique de Bear McCreary, l’excellente photo signée Daniel Pearl, les maquillages, les décors et les costumes très soignés,… tout est là pour nous embarquer dans les pas de cette nounou et de son petit garçon pas comme les autres. Comme en plus, le scénario a choisi d’éviter les effets gore et de ne jouer que sur l’ambiance, les lumières et la bande son… on se régale. De l’épouvante soft mais sacrément habile.

The boy 1

Le casting est à la hauteur avec bien sûr l’omni présente (et très jolie) Lauren Cohan, qui nous fait partager ses étonnements, ses peurs et enfin sa terreur. A ses côtés Rupert Evans  ne manque pas de présence tout comme Ben Robson. Une mention pour le couple de « parents » Jim Norton et Diana Hardcastle, encore plus flippants que leur « progéniture ». Au final, un spectacle réussi, même si le final reste un peu convenu, on ne boude pas son plaisir devant cette très belle surprise.

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