Mon maître d’école

Adieu Monsieur le Professeur… air connu

mon maitre-d-ecole-

Emilie Thérond est devenu documentariste pour s’intéresser à ceux qu’elle qualifie volontiers de héros ordinaires. Désireuse de renouer avec ses racines, elle a retrouvé l’enseignant toujours en poste, qui lui a annoncé prendre sa retraite sous peu. L’envie de garder une trace de son travail, sa grande liberté et de son enseignement participatif. devint alors une évidence… A St Just-et-Vacquières, Jean-Michel Burel, maitre d’école d’une classe à plusieurs niveaux, commence sa dernière année scolaire avant la retraite. L’instituteur enseigne la tolérance et la sagesse au même titre que l’orthographe et les mathématiques. Il mène son programme avec détermination. Il s’évertue à soutenir les élèves pour leur donner confiance et les élever plus haut. À travers les yeux d’une ancienne élève, aujourd’hui réalisatrice, se dessine une école intemporelle où la rigueur se conjugue avec la bonne humeur, une école où la liberté commence avec le respect de celle des autres. Une école qui appartient à tous et au domaine universel de l’enfance. Les documentaires sur l’école, immergés au sein d’une classe maternelle ou primaire, et bien sût nous revient en mémoire l’excellent Être et Avoir. Et c’est peut-être là le plus gros handicap pour Emilie Thérond.

-mon-maitre-d-ecole-monsieur-

Ces 82 minutes entre joie et nostalgie nous dressent un portrait d’un instituteur bonhomme, apaisé, sûr de ses valeurs et conscient de ses faiblesses. C’est entièrement nourri de la tendresse que la réalisatrice ressent encore pour son vieux maître. Jolie illustration de l’école rurale, où tout semble encore possible, elle témoigne, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, que l’Education Nationale est incroyablement plurielle. Il y a donc un savant cocktail de moments d’émotions, des éclats de rire, de vrais témoignages de ce que peut être encore aujourd’hui l' »Ecole publique, laïque et républicaine »… mais à part ça ? Le film pâtit d’un manque de point de vue dû à un recentrage quasi systématique du propos sur le maître en laissant trop les élèves dans l’ombre tutélaire. C’est joliment fait, avec beaucoup de tendresse et d’émotion, mais,, en définitive, il ne restera qu’un chromo nostalgique et trop lisse.

mon maitred

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s