The big short

Carré d’as

The big

Adaptation du best-seller homonyme de Michael Lewis (qui a lui-même travaillé pour une grande banque de Wall Street),The Big Short : Inside the Doomsday Machine qui se centre sur l’accumulation de la bulle immobilière et des crédits dans les années 2000, le film d’Adam McKay se focalise, non pas sur les ex-maîtres de la finance, mais sur une poignée de geeks asociaux qui avaient parié sur une défaillance historique du marché immobilier aux Etats-Unis. Wall Street. 2005. Profitant de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des médias et du gouvernement, quatre outsiders anticipent l’explosion de la bulle financière et mettent au point… le casse du siècle ! Michael Burry, Mark Baum, Jared Vennett et Ben Rickert : des personnages visionnaires et hors du commun qui vont parier contre les banques … et tenter de rafler la mise ! 131 minutes qui pourraient être passionnantes si elles n’étaient aussi répétitives, embrouillées et parfois beaucoup trop techniques pour que le spectateur moyen n’y perde pas le peu de latin financier qu’il possède.

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C’est un des acteurs qui résume le mieux le sujet de ce film : Vous vous rappelez quand les « subprimes » se sont effondrées et que toutes ces compagnies ont périclité, et que personne n’est allé en prison ? Le gouvernement est intervenu, a sauvé les banques et tout est redevenu normal, vous vous souvenez ? Voilà de quoi parle le film. C’est un film d’horreur, bien plus terrifiant que ce que je viens de vous décrire. Alors bien sûr, en regardant l’affiche proposée, on s’attendait essentiellement à un grand numéro d’acteurs. Mais, et j’allais dire hélas, ce sont les problèmes financiers qui prennent le pas en ne laissant qu’une petite place aux comédiens, certes sobres et efficaces (mais qui pouvait en douter ?) mais surtout réduits à la portion congrue. Alors pourquoi réunir un tel casting ? La réponse me paraît évidente : pour rendre un film aussi ardu que technique bankable. On est loin des paillettes, car ces très longues minutes sont aussi terrifiantes que pédagogiques. On apprend beaucoup de choses… quand on les comprend (???) mais pour ce faire j’avais de loin préféré Cleveland contre Wall Street, Inside Job ou Margin Call.

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Reste le carré d’as, Christian Bale, Steve Carell, Brad Pitt et Ryan Goslin, loin du glamour (malgré la présence de Marisa Tomei) de l’action échevelée et du sensationnel racoleur, qui manient l’humour à froid et le cynisme pour tenter de nous faire pénétrer l’inextricable jungle financière. Ils témoignent à leur façon des dérives du capitalisme sauvage dans un réquisitoire sans concession. Mais on ne peut nier que cette comédie politico-financière est trop bavarde, et surtout, qu’elle érige en héros des pseudos adversaires du système qui n’ont rien de Robin des Bois du XXIème siècle puisqu’ils agissent entièrement à leur profit. Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Sherwood !

  the bis s

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