Le grand partage

Jeu de massacre

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Après, le Prix à payer, Les Sœurs fâchées et Maman, Alexandra Leclère, semble se complaire dans la comédie vacharde. Ces 102 minutes sont à l’image du reste de sa filmographie. Ni pires, ni meilleures… beaucoup de bonnes intentions, quelques fulgurances mais, comme souvent, ça n’aboutit pas. Un hiver pire que jamais. Le gouvernement publie un décret obligeant les citoyens français les mieux logés à accueillir chez eux pendant la vague de froid leurs concitoyens en situation précaire. A l’heure du Grand Partage, un vent de panique s’installe à tous les étages dans un immeuble très chic de la capitale. On rit… souvent jaune, car les personnages sont par trop caricaturaux pour accrocher vraiment notre attention. La comédie tourne vite à l’aigre… et ça se digère mal.  

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Dans ces précédents films, Alexandra Leclère traitait les conflits familiaux et sentimentaux, elle a cette fois-ci décidé de s’attaquer aux conflits sociaux entre riches et pauvres. Ici, on comprend que le credo développé se résume à « charité bien ordonnée commence par soi-même ». Chacun des habitants de cet immeuble très bourgeois du non moins bourgeois 6ème arrondissement de Paris va développer une générosité très « personnelle ». Et, au fur et à mesure on verra évoluer les dits personnages. C’est un canevas, c’est un point de départ, mais en aucun cas un scénario. Alors en dehors du numéro des acteurs et de quelques répliques irrésistibles, on n’a pas grand chose à se mettre sous la dent… Encore une bonne idée qui tombe à l’eau.

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Donc le casting 3 * fait des merveilles. De Karin Viard à Didier Bourdon en passant par Josiane Balasko, Valérie Bonneton, Michel Wuillermoz, Patrick Chesnais, Zidani, Anémone ou Jackie Berroyer, on passe de bons moments, hélas trop fugitifs. Le film perd trop vite de son rythme, et se désintéresse rapidement du couple bobo, de la concierge fasciste, des bourgeois réacs pour enfiler des clichés sur la société des nantis face à la misère des migrants. C’est le bal des faux-culs, avec un orchestre qui tente de jouer juste une partition qui sonne faux. Entre le rire et l’affligeant.

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