Vue sur mer

Déprimant

Vue sur

Angelina Jolie Pitt rate complètement sa cible avec ce drame sophistiqué et ennuyeux à mourir. Le film s’attache à Roland, un écrivain américain, et sa femme Vanessa qui débarquent dans une station balnéaire, en France, dans les années 70. Le couple semble en crise. Tandis qu’ils se rapprochent d’autres touristes, comme Léa et François, jeunes mariés en vacances, et d’habitants, comme Michel et Patrice, Roland et Vanessa affrontent leurs propres difficultés.122 minutes très bon chic mais pas toujours bon genre où le voyeurisme et la violence submergent parfois trop des sentiments plus profonds. Mais, on le sait, je l’écris souvent, à vouloir filmer l’ennui, on risque de le provoquer… et c’est le cas.

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Pour le tournage, le choix s’est porté sur l’île de Gozo à Malte. Bel endroit qui pousse à la contemplation, certes mais où l’action (le mot est un peu fort) ne peut que tourner en rond, un écueil que Madame Pitt n’a pas su éviter. Elle parle elle même de ses intentions : Le film parle d’un couple éprouvé par un drame, mais aussi de la force de l’amour et de la voie qu’il faut emprunter pour panser ses plaies et atteindre la sérénité. J’ai écrit le film car je voulais explorer les différentes formes de tristesse – celle que certains n’ont jamais connue, celle que d’autres laissent s’installer et celle que d’autres encore parviennent à surmonter. Chaque personnage ici incarne une manière bien particulière de se confronter au chagrin. Chagrin, déprime, solitude, deuil, langueur, alcoolisme… quel programme ! Et c’est bien là le problème. On a du mal à saisir les intentions des personnages, en tout cas, on a pour eux aucune empathie. La belle Angelina, devenue une pub vivante pour le Botox, nous livre un drame où tout sonne faux, les sentiments comme le sulfureux. N’est pas Bergman qui veut.

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Angelina Jolie est donc partout à la fois, à l’écriture du scénario devant et derrière la caméra. Elle retrouve son mari, Brad Pitt, pour la seconde fois depuis Mr et Mrs Smith. Et, signe des temps (?), ils interprètent de nouveau un couple en crise. Lui est toujours aussi solide dans ses interprétations, mais pour elle, je n’aurai pas la même indulgence. On ne croit pas un seul instant à son personnage. Mélanie Laurent et Melville Poupaud forment un joli couple mais n’ont pas grand chose à défendre. Plus attachant, le personnage de Niels Arestrup, toujours aussi épatant. Les apparitions furtives de Richard Bohringer réchauffent le cœur. A noter la belle musique signée Gabriel Yared. Et voilà, un plateau de stars pour un des ratages de l’année.

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