Cosmos

Topinambour ou Rose des vents ???

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Ce film pourrait s’intituler un peu n’importe comment vu que c’est un grand n’importe quoi. Andrzej Zulawski a 75 ans et il n’avait plus réalisé de films depuis 1999 ! Ces102 minutes, son « seulement » 13ème long-métrage, m’amènent à la même réflexion que pour Terrence Malick, encore un grand cinéaste qui dérape dans l’abscons, l’hermétique, le nombrilisme. Witold a raté ses examens de droit et Fuchs vient de quitter son emploi dans une société de mode parisienne. Ils vont passer quelques jours dans une pension dite de famille où les accueille une série de présages inquiétants : un moineau pendu dans la forêt, puis un bout de bois dans le même état et enfin des signes au plafond et dans le jardin. Dans cette pension il y a aussi une bouche torve, celle de la servante, et une bouche parfaite, celle de la jeune femme de la maison dont Witold tombe éperdument amoureux. Malheureusement, elle est fraîchement mariée à un architecte des plus convenables. Mais cette jeune femme est-elle, elle aussi, également convenable ? La troisième pendaison, celle du chat, est l’œuvre de Witold. Pourquoi ? Et surtout… la quatrième sera-t-elle humaine ? Vous avez évidemment tout compris. Moi pas ? Comment un homme qui sait aussi bien filmé et dirigé des acteurs, peut-il se laisser aller à tourner un scénario aussi indigent ?

Cosmos

Cosmos est adapté du livre éponyme écrit par Witold Gombrowicz entre 1961 et 1964. Considéré comme sulfureux, il fut interdit en Pologne jusqu’en 1986. Certes le rythme est enlevé, le montage virtuose mais l’hystérie permanente des personnages (une des marques obsessionnelles du cinéaste polonais) est éreintante.. Selon lui, il aurait voulu  rester fidèle au surréalisme du livre et à son besoin personnel de ne pas s’ennuyer (il est bien le seul !) qu’il a conçu son film comme une partition musicale rapide et énergique, emplie d’éléments se contredisant. Bon, tout est dit, contradictions, pour ne pas dire non-sens, humour forcé, personnages outrés, la réalité qui se dédouble sans arrêt = le spectateur qui baille, pique un petit roupillon, s’endort en sursaut… bref, s’emmerde à 100 sous de l’heure. Ce n’est pas un polar, c’est une purge. C’est tellement grotesque qu’on en oublie la beauté des images et la qualité des acteurs.

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En particulier le couple d’hôtes, Sabine Azéma et Jean-François Balmer qui seraient magnifiques s’ils avaient quelque chose à défendre de cohérent. Les jeunes Jonathan Genet, Johan Libéreau, Victoria Guerra, Clémentine Pons et Andy Gillet  font ce qu’ils peuvent pour surnager dans ce chaos foutraque et agaçant. Pauvre Zulawski, pauvre de nous, pauvre cinéma. Au secours rendez nous de vrais scénaristes. Amis, passez votre chemin !

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