Un + Une

Un homme et une femme à Bombay

un et une

113 minutes de Claude Lelouch ni pires et même plutôt meilleures que les pitoyables Salaud on t’aime ou Roman de Gare. Cet homme là filme comme il respire, mais, ce que l’on doit constater, c’est que les scénarii ne sont plus au rendez-vous. Antoine ressemble aux héros des films dont il compose la musique. Il a du charme, du succès, et traverse la vie avec autant d’humour que de légèreté. Lorsqu’il part en Inde travailler sur une version très originale de Roméo et Juliette, il rencontre Anna, une femme qui ne lui ressemble en rien, mais qui l’attire plus que tout. Ensemble, ils vont vivre une incroyable aventure… Donc, une histoire d’amour très « lelouchienne », cette fois, avec l’Inde et ses traditions comme toile de fond, et heureusement sauvée par des acteurs au top.

Un uneRoad movie à travers l’Inde, une comédie initiatique centrée sur l’histoire d’un mec qui se fout de tout sauf de ce qu’il fait et …d’une femme, voilà comment le réalisateur résume son film. On ne pourra le contredire. Il ajoute : Le métier de la mise en scène, c’est l’art de la curiosité et de la synthèse. Je les ai observés, j’ai vu les sujets qu’ils abordaient, la façon dont ils en parlaient. Je me suis dit que, si j’arrivais à filmer cela, les gens allaient se régaler de ce jeu du chat et de la souris que l’on retrouve en permanence chez tous les couples. Mais, ici, on sent que Lelouch voulait traité l’Inde comme le personnage central de son film. Et ça, c’est raté. Même si les images sont belles, les ambiances superbement restituées, ce pays magique et son mysticisme ne servent que de décor. Quant au scénario c’est du grand déjà-vu, mais, ici les acteurs très libres, tout en improvisation, s’amusent et nous amusent.

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Au début, Claude Lelouch voyait l’idée que Jean Dujardin et Elsa Zylberstein forment un couple tellement improbable qu’il l’a finalement trouvée pertinente. Les deux comédiens constituent donc un couple n’ayant pas de points communs, si ce n’est le fait d’être des Français en Inde. Avouons qu’ils s’en sortent à merveille. Ils s’amusent en permanence avec un naturel et une désinvolture dignes de tous les éloges. Je le répète, ils sauvent le film de la banalité, tout comme Alice Pol et Christophe Lambert, tout en sobriété et en justesse et qui signe ainsi un retour sur les écrans plein de promesses. L’invitation au voyage tourne court, la comédie mélo-romantique et son bavardage permanent noient très vite les bonnes inventions du réalisateur. Mais, il faut reconnaître que l’ensemble est enlevé, rythmé, et qu’on ne s’ennuie pas, malgré la musique dégoulinante de Francis Lai. A 78 ans, l’appétit de filmer de Lelouch reste intact. Ces fans y trouveront leur compte… les autres ?

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