Crazy Amy

Politiquement incorrect

Crazy Amy

Judd Apatow, c’est 40 ans, toujours puceau, En cloque, mode d’emploi, 40 ans : mode d’emploi,… c’est vous dire le niveau de la filmographie. Bref, ce cinéaste n’est pas vraiment ma tasse de thé… pardon ma canette de Coca ! Depuis sa plus tendre enfance, le père d’Amy n’a eu de cesse de lui répéter qu’il n’est pas réaliste d’être monogame. Devenue journaliste, Amy vit selon ce crédo – appréciant sa vie de jeune femme libre et désinhibée loin des relations amoureuses, qu’elle considère étouffantes et ennuyeuses ; mais en réalité, elle s’est un peu enlisée dans la routine. Quand elle se retrouve à craquer pour le sujet de son nouvel article, un brillant et charmant médecin du sport nommé Aaron Conners, Amy commence à se demander si les autres adultes, y compris ce type qui semble vraiment l’apprécier, n’auraient pas quelque chose à lui apprendre. Et pourtant, malgré toutes ces réserves liminaires, je dois avouer avoir passé un moment sympathique qui exclut évidemment toutes formes de réflexion. On se laisse faire, un point c’est tout. Ce n’est sûrement pas mon genre de cinéma préféré, ce n’est sûrement pas le film de l’année, ni même du mois, ce n’est sûrement pas un chef d’œuvre de la comédie trash. Ce n’est pas grand chose, mais c’est amusant et la dénommé Amy Schumer a un sacré abattage. 

Crazy Amy 2

Car, ne nous leurrons pas, ces 125 minutes et ces 35 millions de dollars sont tout à la gloire de Miss Schumer, grande star outre-Atlantique du stand-up et de la télé, qui a également écrit le scénario. S’appuyant sur sa façon drôle et sincère de parler de sujets sérieux comme sa sexualité, ses relations amoureuses, elle a créé ce personnage de jeune femme active et indépendante qui refuse toute relation amoureuse. Le tournage a eu lieu entièrement dans la Grosse Pomme entre Manhattan et Long Island. Ce film ne vaut que par le numéro ébouriffant de sa star, pour les fans, c’est irrévérencieux, décapant et grinçant, pour les autres, le temps pourra paraître beaucoup trop long, le scénario un tantinet répétitif et la présence un peu trop récurrente d’histoires de tampons hygiéniques, d’odeurs corporelles et de quelques vomissements. Je me situerai personnellement entre les deux. J’ai franchement ri à certains gags et surtout à quelques répliques cinglantes. Et on ne peut pas nier le tempérament aussi décapant qu’hilarant d’Amy Schumer. En fin de compte, ce qu’on peut le plus regretter, c’est l’épilogue d’une grand pauvreté imaginative.

Crew Slide Show

Comme dans les autres films de Judd Apatow, le casting est grandement composé d’acteurs et actrices issus du stand-up. Avec en haut de l’affiche, l’ébouriffante Amy Schumer, fort bien accompagnée par Bill Hader, Brie Larson, Colin Quinn, John Cena, Vanessa Bayer, et les très savoureuses apparitions de LeBron James, une des plus grandes stars de la NBA, qui s’avèrent un acteur parfaitement satisfaisant, ainsi que de Tilda Swinton et Ezra Miller.  Une pure comédie américaine qui n’a pas froid aux yeux. Inégal et réjouissant, c’est du Judd Apatow pur jus mais écrit par et pour une femme, qui a au moins le mérite de nous sortir du train-train de la comédie américaine romantico-consensuelle.

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