Ange et Gabrielle

Gnangnan & C°

ANGE ET GABRIELLE

Ce film n’est autre que l’adaptation cinématographique de la pièce de théâtre L’éveil du chameau de Murielle Magellan, amie de la cinéaste Anne Giafferi qui réalise donc cette comédie romantique après Qui a envie d’être aimé, La Vie à l’envers et pas mal de séries TV comme le célébrissime Fais pas ci, fais pas ça. Une idée édifiante du pitch lénifiant de ce énième rom-com movie à l’américaine : Gabrielle élève seule sa fille Claire. À 17 ans celle-ci est enceinte de Simon qui refuse de se voir imposer ce bébé. Gabrielle prend les choses en main et décide de demander de l’aide au père de Simon. Elle débarque donc dans le bureau d’Ange, mais celui-ci, célibataire endurci et grand séducteur, n’a jamais assumé sa paternité et n’a aucune intention de le faire. C’est une première rencontre explosive mais Gabrielle ne manque ni de charme, ni de détermination. 91 minutes pour rien ou presque. C’est d’une niaiserie absolue, à croire que c’est fait exprès ou alors c’est le résultat d’un pari. Sans intérêt.

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Un peu d’eau de rose, un zeste de 3 Hommes et un couffin, une bonne dose de romantisme dégoulinant, et surtout un scénario indigent et vous obtenez ce pur nanar. C’est mou, sans ambition, sans idée, monté à la serpe et écrit avec une pioche. Le scénario est indigent, le rythme beaucoup trop tranquille pour une comédie, ça tourne en rond mais ça ne risque pas de vous donner le tournis. C’est du « Vallium-ciné ». On n’a pas mal à la tête en sortant, mais on se demande ce qu’on est venu faire. Attirés par le couple en tête d’affiche peut-être… hélas ! Même ça, ça ne marche pas. Une grosse désillusion.

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Isabelle Carré, toujours aussi craquante et Patrick Bruel, en quinquagénaire célibataire qui balance sans cesse entre égoïsme et charme, aussi désagréable que séducteur, ne parviennent pas à sauver les meubles. Ils ont ici trop peu de choses intéressantes à faire pour parvenir à défendre des personnages totalement caricaturaux. Les seules lueurs nous viendraient plutôt des seconds rôles tenus impeccablement par les jeunes Alice de Lencquesaing et Thomas Soliveres, et les plus chevronnés Carole Franck et Laurent Stocker. Mais à part ça, pas grand chose à se mettre sous la dent. C’est savoureux comme un surgelé mal réchauffé un soir de déprime. Bon appétit !

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