Les nouvelles aventures d’Aladin

Ananarchronisme

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Est-ce parce que je m’attendais au pire, est-ce parce que je sais pertinemment que le cinéma français ne se montre que rarement à l’aise dans ce style parodique, ou est-ce tout simplement parce que j’étais de bonne humeur ? Bref, je suis prêt à pas mal d’indulgence envers la comédie d’Arthur Benzaquen. À la veille de Noël, Sam et son meilleur pote Khalid se déguisent en Père-Noël afin de dérober tout ce qu’ils peuvent aux Galeries Lafayette. Mais Sam est rapidement coincé par des enfants et doit leur raconter une histoire… l’histoire d’Aladin… enfin sa version. Dans la peau d’Aladin, Sam commence alors un voyage au cœur de Bagdad, ville aux mille et une richesses… Hélas derrière le folklore, le peuple subit la tyrannie du terrible Vizir connu pour sa férocité et son haleine douteuse. Aladin le jeune voleur, aidé de son Génie, pourra-t il déjouer les plans diaboliques du Vizir, sauver Khalid et conquérir le cœur de la Princesse Shallia ? En fait oui, mais on ne va pas vous mentir, ça ne va pas être facile ! Pas mal d’idées (pas toujours bonnes) dans ce grand foutoir sympathique mais pas assez abouti pour toucher au succès espéré au vu de la distribution *** et du budget plus que confortable de 15 millions d’euros investis dans l’entreprise. Ce n’est pas le naufrage qu’on aurait pu craindre, mais on est très, mais alors très loin du chef d’oeuvre du genre… N’est pas Mel Brooks ou les Monthy Pythons qui veut !

Les Nouvelles aventures d'Aladin

Donc, 107 minutes d’un film très inégal, avec, certes, quelques gags bien sentis, quelques trouvailles visuelles et dans les dialogues, quelques numéros d’acteurs réjouissants… mais tout ça ne suffit pas à faire une grande comédie. Car, hélas, on a droit aussi aux blagues qui tombent à plat, à quelques vulgarités bien inutiles, à des numéros musicaux assez indigents et surtout à un rythme beaucoup trop mou pour une comédie. Tout ça vous plombe l’ensemble et a tendance à faire oublier les quelques bons moments. On ne reprochera pas à Benzaquen d’avoir vu grand, mais on regrettera plutôt son manque d’ambition et parfois de professionnalisme qui le pousse à pas mal d’à-peu-près dommageables et à son goût un peu trop prononcé pour les gags bas de gamme dans une tradition bien franchouillarde qui n’ajoute rien à la gloire de son blockbuster hexagonal.

Les Nouvelles aventures d'Aladin

Heureusement, il y a le casting. Tout en haut de l’affiche Kev Adams et son complice de la série Soda, William Lebghil, qui, somme toute, ne s’en tirent pas trop mal, mais qui ont du mal à exister dès qu’apparaissent à l’écran les excellents Jean-Paul Rouve (Iznogoud plus sadique encore que celui de Tabary et Goscinny) et Michel Blanc. Vanessa Guide est très jolie… et c’est tout. Audrey Lamy, Arthur Benzaquen,  (himself) et Eric Judor (qui incarne le génie… c’est vous dire si c’est un rôle de composition) font des numéros plutôt savoureux. Mention passable pour ce voyage potache et sympathique au pays de l’anachronisme à tout crin et qui sait éviter le titre de « nanar de l’année ». Pour ados et fans de Kev Adams… si, si, il en existe !

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Une réponse à “Les nouvelles aventures d’Aladin

  1. Ce film me donne pas envie et ton article me le confirme malgré le casting !

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