Knock Knock

Frappant… de médiocrité

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Je ne connaissais pas le réalisateur Eli Roth, mais à en juger par sa filmographie, le bonhomme semble apprécier le cinéma d’épouvante.  Ces 100 minutes sont tout à fait dans la lignée, mais hélas rien de nouveau sous le soleil glauque du genre. Un soir d’orage, un architecte, marié et bon père de famille, resté seul pour le weekend, ouvre sa porte à 2 superbes jeunes femmes mal intentionnées… Même si cette petite série B à peine transgressive est plus proche du thriller que du cinéma d’horreur, l’abus des clichés du genre et du gore passablement inutile en l’occurrence, ne font pas de cette production un bon millésime. Banal et sans intérêt. 

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La volonté du réalisateur et de faire dans le thriller érotique et psychologique. Mais n’est pas Polanski ou Paul Verhoeven (Basic Instinct) qui veut. On a voulu nous montrer à quel point le monde que les gens passent leur temps à construire demeure fragile… soit. Mais la démonstration est lourdingue du fait de l’inconsistance des personnages. Le huis-clos ne tient pas un instant. Cette espèce de Liaison Fatale du XXIème siècle, c’est à dire à l’époque des réseaux sociaux tout puissants, ne vaut pas tripette… scénario prévisible, violence superfétatoire, psychologie qui frôle l’invraisemblance et interprétation outrée. Quel ennui à peine sauvé par les plastiques irréprochables des deux actrices !

Knock-Knock-la-critique

C’est sûr, Lorenza Izzo et Ana de Amas sont superbes et on comprend mieux la faiblesse de Keanu Reeves. Je pense que l’acteur ne manquerait pas de talent s’il était mieux dirigé et s’il choisissait mieux ses films. Une star à la filmographie quasi catastrophique. Quant aux deux bimbos, rien à ajouter. Très jolies mais qui jouent la comédie comme on n’ose plus le faire dans les patronages de province depuis 50 ans. Les autres font de la figuration plus ou moins intelligente. La palme de la médiocrité pour Colleen Camp heureusement dans un tout petit rôle. En conclusion, il n’y a pas que le rêve américain et son puritanisme latent qui sont piétinés, le cinéma subit le même sort.

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