L’odeur de la mandarine

Le mutilé, la belle et le cheval.

#L'OdeurDeLaMandrine

Gilles Legrand avait réalisé en 2010, un excellent film âpre et tendu, Tu seras mon fils. Il récidive cette fois avec ce drame étouffant et romantique situé à la fin de la Grande Guerre. Eté 1918. La guerre fait rage pour quelques mois encore, mais pour Charles et Angèle, elle est déjà finie. Lui, officier de cavalerie y a laissé une jambe. Elle, son infirmière à domicile, vient de perdre au front son grand amour, le père de sa petite fille. Unis par le besoin de se reconstruire, ils nouent une complicité joyeuse qui les ramène à la vie. Sur l’insistance de Charles, Angèle accepte un mariage de raison. Il leur faudra entrer en guerre, contre eux-mêmes et contre l’autre avant d’accepter l’évidence de la passion qui les lie malgré eux… Un scénario très original et un film d’acteurs remarquablement photographié par Yves Angelo. Une réussite !

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Oui, tout est dit : la beauté des images, la force des personnages, une histoire qui tient en haleine, un cadre historique rarement exploité, une innovation dans la forme que j’oserai qualifier de « réalisme romantique », car c’est ce mélange des deux genres qui fait l’intérêt de cette histoire d’amour pas comme les autres. Entre quête du plaisir et éclosion du féminisme, c’est la confrontation entre deux amputés de la vie, lui, d’une jambe, elle, du père de sa fille disparu au combat. Le propos est souvent déroutant et le huis clos très pesant, mais on est emporté par le jeu des acteurs qui subliment chaque instant de ces 110 minutes de grand cinéma… français.

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Olivier Gourmet, et c’est une banalité de le dire, est impeccable dans le rôle de ce hobereau amer, officier cabossé par la vie. Mais la grande révélation nous vient de Georgia Scalliet, sociétaire de la Comédie Française depuis 2009, qui, pour sa première apparition sur grand écran, le crève littéralement.  Sensuelle, animale, rebelle, elle emporte tout sur son passage.  Dimitri Storoge et Hélène Vincent complètent à merveille la distribution où l’on peut déguster les apparitions savoureuses de Michel Robin et Romain Bouteille. Pour moi, ce film est un bijou et une véritable surprise de cette rentrée pourtant riche en bons moments bien de chez nous, je me plais à le répéter.

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