Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E.

Vintage… mais pas que.

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Qui n’a pas suivi les aventures fantaisistes et télévisuelles des agents secrets Napoléon Solo et Illia Kuryakin dans les années 60 ? Qui a pu oublier l’humour et la décontraction de Robert Vaughn et David McCallum ? Sans doute pas grand monde de ma génération. Alors on était en droit d’attendre beaucoup du passage au grand écran sous la houlette de Guy Ritchie, spécialiste de l’humour et de l’action puisqu’on lui doit les deux blockbusters consacrés aux aventures de Sherlock Holmes. Et on n’est pas déçu ! Au début des années 60, en pleine guerre froide, Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E. retrace l’histoire de l’agent de la CIA Solo et de l’agent du KGB Kuryakin. Contraints de laisser de côté leur antagonisme ancestral, les deux hommes s’engagent dans une mission conjointe : mettre hors d’état de nuire une organisation criminelle internationale déterminée à ébranler le fragile équilibre mondial, en favorisant la prolifération des armes et de la technologie nucléaires. Pour l’heure, Solo et Kuryakin n’ont qu’une piste : le contact de la fille d’un scientifique allemand porté disparu, le seul à même d’infiltrer l’organisation criminelle. Ils se lancent dans une course contre la montre pour retrouver sa trace et empêcher un cataclysme planétaire. Rythme, humour, savoir faire… du bon cinéma de genre, attendu et fidèle au rendez-vous.  

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Une précision d’abord : L’organisation U.N.C.L.E, « United Network Command for Law and Enforcement » dans la langue de Shakespeare et de Benny Hill, affronte sans relâche sa Némésis, THRUSH, dont l’acronyme signifie « Technical Hierarchy for the Removal of Undesirables and the Subjugation of Humanity », une organisation criminelle internationale particulièrement malfaisante… c’est vous dire si d’emblée tout est très clair ??? Mais qu’importe, le plaisir est bien là et c’est le principal. 2015 est décidément une année riche en films d’espionnage, puisque,  après Spy, Kingsman, Mission Impossible 5 et Spectre, ce sont ces 117 minutes parfaitement maîtrisées qui arrivent sur nos écrans. Pour Ritchie, il fallait conserver le contexte de la guerre froide ce qui passait par des éléments aussi importants que les décors, les costumes, la musique (qui mêle des sonorités d’époques et contemporaines), ainsi que les effets spéciaux, pour lesquels certains ont été conçus de manière artisanale comme dans les années 60, et d’autres avec des outils numériques comme de nos jours. Tourné essentiellement à Londres et à Naples, le film mêle avec bonheur l’humour so british, le glamour, quelques beaux moments de suspense avec la petite dose de split screen très en vogue dans les années 60/70, et de pirouette en pirouette, on nous tient en haleine jusqu’à un final très inattendu. Que demander de plus ?

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Henry Cavill et Arnie Hammer reprennent les rôles des deux espions rendus célèbres par la série télé. Ils s’en sortent avec tous les honneurs et on a plaisir à suivre leurs aventures aussi invraisemblables que réjouissantes. A leurs côtés, on a droit aux plastiques irréprochables de la suédoise Alicia Vikander et de l’australienne Elisabeth Debicki, aux présences indéniables. Quant à Hugh Grant, il est impayable en chef des services secrets britanniques. Même si ce film ne tient supporte pas la comparaison en termes de moyens et de spectaculaire avec ces concurrents directs, il ne faut sûrement pas bouder son plaisir… on passe un bon moment avec Solo et Kuryakin, un duo qu’on est heureux de retrouver, sur grand écran cette fois ci. Nostalgie, quand tu nous tiens !

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