Love

Tarte opium en relief

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Il y a bien longtemps que je ne m’étais pas autant ennuyé dans une salle de cinéma, aussi ne remercierais-je pas Gaspar Noé pour ces très longues 135 minutes de Kamasoutra illustré. Un 1er janvier au matin, le téléphone sonne. Murphy, 25 ans, se réveille entouré de sa jeune femme et de son enfant de deux ans. Il écoute son répondeur. Sur le message, la mère d’Electra lui demande, très inquiète, s’il n’a pas eu de nouvelle de sa fille disparue depuis longtemps. Elle craint qu’il lui soit arrivé un accident grave.  Au cours d’une longue journée pluvieuse, Murphy va se retrouver seul dans son appartement à se remémorer sa plus grande histoire d’amour, deux ans avec Electra. Une passion contenant toutes sortes de promesses, de jeux, d’excès et d’erreurs… C’est du porno intello où, de bout en bout, on a confondu ambition et prétention. Navrant !

Provoc’ facile, scénario proche de zéro, filmé à la louche, dialogues à la limite du ridicule, personnages insupportables, et par dessus tout ça, une 3D complètement superflue. Une implacable illustration de l’amour triste, avec des gens tristes mis en scène tristement dans des couleurs entre le glauque déprimant et le marron désespérément sale. Non seulement on paye 1 euro de supplément pour des lunettes 3D parfaitement inutiles (je ne les ai pratiquement pas portées) mais en plus il faut d’urgence s’acheter des antidépresseurs à la sortie de la salle. Ça fait cher le naveton ! Mais le sommet de l’irritation pour moi, c’est l’utilisation systématique du flash-back. Car ce drame entre drogues, alcool, grands serments d’amour pour midinettes de 15 ans, et crises de jalousie à faire hurler de rire, n’est qu’un immense retour en arrière, avec retours en arrière dans les retours en arrières… je ne sais pas si je me fais bien comprendre… Non ? Normal, c’est incompréhensible.

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Karl Glusman, Aomi Muyock, Klara Kristin, sont très beaux, il faut dire qu’on ne manque pas un détail de leurs anatomies car les scènes de sexe ne sont pas simulées, mais c’est à peu près tout, leur jeu étant à l’image du film, empesé, sans relief ni conviction. Bon, en bref, si votre libido est en baisse, si vous craignez de manquer d’imagination au lit, vous pouvez toujours tromper l’ennui en prenant des notes ou en faisant des croquis, mais c’est à peu près tout. Il faut savoir qu’on ne voit pas deux fois la même position puisque le héros (un terme bien mal choisi !) pratique le sexe avec une check-list à la main afin d’éviter toute répétition. En conclusion, il est bien le seul à ne pas s’ennuyer durant ce pensum érotico-lourdingue. Heureusement Gaspar Noé n’est pas un cinéaste prolifique, mais son insupportable Irréversible de 2002 est resté négativement dans beaucoup de mémoires. Ce vulgaire porno m’a laissé de glace et s’il m’en reste quelque chose, c’est une sourde colère contre ce type de cinéma qui n’apporte rien à la gloire du 7ème Art.

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