Le combat ordinaire

Confus et brouillon

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Depuis 2000 et son Jean-Philippe au sujet original, on ne peut pas dire que le cinéma de Laurent Tuel nous est beaucoup gâtés avec, par exemple, Le Premier Cercle ou La Grande Boucle. Cette fois, il s’appuie sur l’adaptation de la BD éponyme signée par Manu Larcenet, Fauve d’Or au Festival d’Angoulême. « Le combat ordinaire » c’est le combat de Marco, jeune trentenaire, un brin bourru, mais animé de bonnes intentions et qui, à partir de petites choses, de belles rencontres, d’instants précieux, souvent tendres, parfois troublants, va se reconstruire et vaincre ses vieux démons. Pas mal sans plus, car cette adaptation éparpillée et très sage manque par trop de relief pour être captivante…  le-combat-ordinaire-photos-53ff2ac5a94a2

Ces 100 minutes sont donc une adaptation des quatre tomes du « Combat ordinaire ». Le metteur en scène a ainsi dû resserrer quelque peu les intrigues et s’est surtout focalisé sur le personnage principal. Beaucoup de sujet (trop sans doute) sont abordés dans ce film : la maladie, le temps qui passe, le souvenir, la famille, la situation sociale et politique, la création… j’en oublie sûrement. Le scénario virevolte d’un thème à l’autre sans jamais en approfondir aucun, le temps passe sans repère, on se perd également un peu dans l’espace avec les tournages en divers endroit en Bretagne et en Périgord… Bref, on sort de la séance un peu déboussolé et déçu de ce moment un peu vain en oubliant la sensibilité et la justesse du propos. Dommage !

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Si l’ennui ne s’installe pas c’est grâce aux comédiens tous parfaits du haut de l’affiche au plus petits des rôles secondaires. Ce n’est pas nouveau, je n’aime pas Nicolas Duvauchelle, mais je dois avouer l’avoir trouver ici particulièrement juste et convaincant. Sans doute sa meilleure prestation à ce jour. A ses côtés Maud Wyler, André Wilms, Liliane Rovère, Olivier Perrier et les autres sont tous impeccables comme la musique d’Alexandre Longo (Cascadeur), Victoire de la Musique en 2015. Un petit film trop contemplatif pour exister vraiment, trop lent pour passionner, trop brouillon pour convaincre. Le film reste en surface… nous aussi !

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