The Duke of Burgundy

Buñuel, sors de ce corps !

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Peter Strickland nous entraine pendant les104 minutes du drame qu’il a écrit et réalisé, dans l’intimité d’un couple de femmes qui apprécient à la fois, les relations lesbiennes, le sadomasochisme et… les papillons… Quelque part, en Europe, il n’y a pas si longtemps… Cynthia et Evelyn s’aiment. Jour après jour, le couple pratique le même rituel qui se termine par la punition d’Evelyn, mais Cynthia souhaiterait une relation plus conventionnelle. L’obsession d’Evelyn se transforme rapidement en une addiction qui mène leur relation à un point de rupture… Sur les traces de Buñuel ou de James Franco, il nous invite à une plongée dans un univers bourgeois décadent et à une étude des compromis dans le couple moderne. Film étrange, parfois abscons et dont l’utilité m’a un tantinet échappé.

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A l’origine, « The Duke of Burgundy » (ou Duc de Bourgogne, hamearis lucina) est un petit papillon orange et brun que l’on trouve dans les espaces herbeux et les bois d’Europe, particulièrement dans le sud de l’Angleterre…. merci Wikipédia ! L’aspect  lepidoptérophilique (merci beaucoup) du propos m’a laissé pantois. Je reconnais à ce film de véritables qualités esthétiques ; tout y est très beau, les décors, les costumes, les éclairages, les ambiances… c’est superbement filmé. Par contre, les relations entre ces deux femmes me semblent bien mystérieuses et l’originalité du propos resterait que c’est la dominée qui domine la dominatrice… me fais-je bien comprendre ? Pas sûr ! En un mot, les tenants et les aboutissants des rapports de force restent assez bizarres. Bon, au delà de cette remarque, mais qui est loin d’être secondaire, car c’est le centre du film, on s’ennuie pas mal, on baille beaucoup et le côté sulfureux est tout de même sacrément édulcoré. Un bel objet de cinéma mais parfaitement vain.

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Une mention pour les deux actrices superbes Sidse Babett Knudsen et Chiara D’Anna qui se ressemblent étrangement, ce qui est sans doute voulu mais assez gênant pour la compréhension du film… à condition qu’on ait envie de comprendre quoi que ce soit à cet univers trop mélancolique pour être vraisemblable, et trop poseur pour se confronter au réel. La richesse de la bande son et de la mise en scène ne suffisent décidément pas à sortir le film de Strickland de l’exercice de style épuré et prétentieux. Pour les fans du SM lesbien.. et encore, ils resteront sur leur faim.

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