On voulait tout casser

Mais ça ne casse rien…

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Philippe Guillard est un récidiviste de la médiocrité. Avant de réaliser ses propres films (celui ci est le deuxième après Le Fils à Jo qui avait reçu un très bon accueil public avec 1 million et 300 000 entrées), il écrivait ceux des autres et, en l’occurrence, on a eu droit à un véritable champ de navets avec les deux Camping, Disco et une pensée émue pour le nullissime Turf. Le voici donc de retour avec cette comédie dramatique qui ne relèvera pas le niveau de sa filmographie. Cinq amis depuis plus de trente ans, ayant renoncé depuis longtemps à leurs rêves d’adolescents, découvrent un beau jour que le plus assagi de la bande plaque tout pour faire son tour du monde en bateau. En comprenant ce que cache cette décision soudaine, cela réveille leurs plus vieux rêves… Où sont passés leurs 20 ans… Ceux de l’époque où ils voulaient tout casser. 86 minutes d’une banalité à pleurer et d’une putasserie rare.

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Vous ne me croirez pas, mais voilà le énième film qui raconte une histoire d’amitié qui dure depuis plus de trente ans entre cinq hommes. Mais depuis Claude Sautet et Yves Robert, les cinéastes français s’égarent. Que ce soit Marc Esposito (à l’exception du 1er des Cœurs des Hommes), Richard Berry ou Olivier Baroux, on a eu droit à de somptueux ratés dans le genre comédie de mecs. Mais celui ci, c’est un sommet, car à défaut de nous faire rire, Guillard a essayé de nous émouvoir, mais c’est tellement cousu de fil blanc (… et puis ce n’est pas du fil pour pêcher le gardon, ah non ! c’est de la corde à piano pour épaulard…) mais en l’occurrence, je crains fort que le menu fretin qui paye sa place pour entrer dans les salles obscures ne se laisse pas leurrer. Tourné à Paris et Fécamp en Haute-Normandie, cette comédie dramatique éléphantesque fait dans le « film de potes » qui tourne autour des  secrets, les non-dits, les illusions perdues… mais elle se contente effleurer tous ses thèmes sans rien approfondir trop occupée à faire dans le pathos et la sensiblerie… Mou, éculé et sans intérêt.

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En fait, le film repose avant tout sur le casting de ses cinq acteurs principaux Kad Merad, Charles Berling, Vincent Moscato, Benoit Magimel, Jean-François Cayrey, qui font se qu’ils peuvent dans un film vide qui frôle par instant le néant. Les personnages sont caricaturaux, les situations ont des relents de déjà-vu, la mise en scène mollassonne (et le mot est faible) n’apporte aucun rythme à cette comédie dramatique qui ne fait pas rire et même pas pleurer tant, je l’ai déjà dit, les intentions du scénario sont avant tout de piéger le spectateur en le prenant pour un imbécile. Nauséabond et nullissime !

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