Maggie

Zombie at home

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Quand on pense qu’on a dépensé 8 millions de dollars, dont on se demande où ils sont passés, pour ça ! Je ne dirai pas merci à Henry Hobson pour son premier film. 95 minutes pour rien ou presque. Alors qu’une terrible pandémie se propage à travers les États-Unis, le gouvernement impose de placer les malades infectés par le virus en quarantaine, où ils se transformeront en zombies, totalement retranchés du monde. Lorsque Maggie, 16 ans, apprend qu’elle a été contaminée, elle s’enfuit. Mais son père, Wade Vogel, est déterminé à la retrouver et à la protéger coûte que coûte, même s’il lui faut affronter les forces de police… Et voilà tout est dit. Ce projet de renouveler un tantinet le film de zombie en le transformant en huis-clos familial accouche d’une production d’un ennui profond souligné par la musique lancinante et permanente de David Wingo qu’on avait trouvé plus inspiré pour ses musiques de Mud ou Prince of Texas.

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Le scénario est d’une faiblesse insigne et la lente transformation en zombie de la jeune fille de la famille ne tient absolument pas en haleine. Les réactions du père sont tellement prévisibles que rien ne nous surprend de la première à la dernière minute et, cerise sur le cadavre, on n’a pas peur une seule seconde. Enfin, même si je comprends bien les intentions du réalisateur, le tout est filmé en très gros plan… en très, très gros plan. Plus près, ce n’était pas possible ou alors il entrait l’objectif de sa caméra dans l’œil des acteurs. Le tout dans un verdâtre pas très seyant au teint, ni très propice à nous maintenir éveillé. Car le comble, c’est que le sommeil guette sournoisement le spectateur qui attend avec impatience le mot « fin »… la délivrance !

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Je n’avais pas revu de film avec Arnold Schwarzenegger, Gouvernator, depuis Conard le Barbant…  Eh  bien ! Même si on ne l’attendait pas dans ce registre intimiste nouveau pour lui, il reste  toujours aussi inexpressif, quant à sa diction… c’est difficile de faire plus pâteux. C’est Chloë Grace-Moretz qui devait interpréter le rôle titre. Mais, nous dit-on, elle a dû se retirer en raison d’un emploi du temps trop chargé. Je pense qu’elle a lu attentivement le scénario, contrairement à la jeune Abigail Breslin, qui nous avait beaucoup plus amusés et convaincus dans Bienvenue à Zombieland. Joely Richardson, Laura Cayouette et quelques autres complètent la distribution de ce pauvre film… dans toutes les acceptions du terme. Passez votre chemin !

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