A la poursuite de demain

Utopie rétro

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Ça nous change un peu ! Depuis ces dernières années, en matière de science-fiction, la mode est à la dystopie,  soit une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur. Et là, on est gâtés, entre Hunger Games, Divergente, Les âmes vagabondes, Le Labyrinthe, il y a de quoi avoir le moral en berne. Alors, pour une fois, les productions Walt Disney nous propose un regard sur un futur baigné de soleil et d’espoir. C’est Brad Bird qui, après deux gros succès, Ratatouille et Mission Impossible – Protocole Fantôme, est aux commandes de ces 130 minutes dont l’invention visuelle permanente n’a rien à envier aux films de genre qui l’ont précédé. Casey, une adolescente brillante et optimiste, douée d’une grande curiosité scientifique et Frank, un homme qui fut autrefois un jeune inventeur de génie avant de perdre ses illusions, s’embarquent pour une périlleuse mission. Leur but : découvrir les secrets d’un lieu mystérieux du nom de Tomorrowland, un endroit situé quelque part dans le temps et l’espace, qui ne semble exister que dans leur mémoire commune… Ce qu’ils y feront changera à jamais la face du monde… et leur propre destin ! Un seul maître mot : retrouver l’optimisme.

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Tomorrowland (le titre original du film) une des attractions de Disneyland, est un des lieux majeurs du tournage avec la province de la Colombie Britannique, dans l’Ouest du Canada et aux Bahamas. Des scènes furent également mises en boîte en Espagne.  Le scénario se fonde sur une rumeur selon laquelle, à la fin du XIXème siècle, Gustave Eiffel, Jules Verne, Thomas Edison et le Serbe Nikola Tesla se seraient réunis afin de discuter du futur. De cette rencontre serait sortie l’idée de former une organisation ultrasecrète baptisée Nec Plus Ultra. Les quatre hommes avaient notamment le projet de construire une ville du futur et d’en faire un vaste terrain d’expérimentation scientifique. Voilà pour les coulisses. A part ça, c’est de la belle ouvrage, rythmée, pleine d’humour, de trouvailles, une sorte d’invitation au voyage euphorisante pour les enfants de 7 à 77 ans. Du vrai, du bon divertissement sans plus d’ambition que la qualité cinématographique d’un film très attendu et qui ne déçoit pas.

Frank Walker (George Clooney)

Le casting, lui aussi, est réjouissant avec en haut de l’affiche un George Clooney très décontracté, qui donne libre cours à sa fantaisie et à son sens de l’humour. Il est entourée par trois jeunes pousses qui promettent beaucoup, Brittany Robertson, Raffey Cassidy et Thomas Robinson. Et comme dans toute aventure il faut un méchant, le rôle est tenue par  Hugh Laurie (Docteur House), subtil et efficace en démiurge des temps futurs. En définitive, un​ plaidoyer réjouissant pour l’optimisme et un véritable hommage à la SF d’antan. Une déclaration d’amour à la science-fiction des années 50/60. On oublie l’inévitable morale philosophico-humaniste, à la sauce Benetton, un peu trop appuyée et on passe un bon moment.

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