Refugiado

En fuite

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Les fidèles lecteurs de mon blog connaissent ma passion pour le cinéma argentin. Sans doute, n’envoie-t-on en Europe que le haut du panier de la production argentine, mais ça fait quand même pas mal de films remarquables comme El Chino, Les Nouveaux Sauvages, Elefante Blanco, Les Acacias, Carancho… Diego Lerman, en 2012, nous avait proposé un drame étrange et très dérangeant, L’œil invisible. Cette fois, il s’attaque au problème crucial de la violence conjugale et ses conséquences. Laura et son fils de 7 ans quittent précipitamment leur appartement de Buenos Aires pour échapper à l’emprise d’un père menaçant. Les deux fugitifs s’engagent alors dans une course contre la montre à la recherche d’un refuge et d’une nouvelle vie. Sorte de road-movie de la peur, pathétique et pudique qui nous emporte sur les pas d’une mère et de son fils en fuite devant la violence aveugle. Prenant et émouvant.

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En 2010, Lerman a assisté à une tentative de meurtre d’une femme par son mari, en pleine rue. De ce sordide fait divers est née l’idée d’un film centré sur une femme fuyant son mari violent avec son fils sous le bras. Même s’il s’agit d’un film de fiction, Refugiado est lié de manière évidente à l’histoire des mœurs en Argentine, le pays possédant un taux de violence conjugale particulièrement élevé. Tout le film est vécu du point de vue de l’enfant. La caméra, toujours placée à la hauteur de ses yeux, nous fait comprendre et partager le côté écrasant et menaçant du monde qui l’entoure. Anxiogènes, techniquement très maîtrisées et de plus magnifiquement interprétées, ces 93 minutes laissent une forte impression, même si le scénario en lui même n’est ni novateur, ni vraiment surprenant. Beaucoup d’atouts pour ce Refugiado.

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Julieta Diaz, très connue en Argentine notamment pour sa participation à de multiples telenovelas, est remarquable de sobriété et nous fait croire de bout en bout à sa détermination, à ses doutes et à sa relation avec la révélation du film,  le petit Sebastián Molinaro qui, pour son premier rôle au cinéma, crève littéralement l’écran. A citer encore Marta Lubos, Valentina Garcia Guerrero, Carlos Weber, pour quelques apparitions dans ce thriller social qui repose exclusivement sur une relation mère/fils perdue dans une Buenos-Aires écrasante voire menaçante. Ce qui sublime d’autant plus la lueur d’espoir finale… A voir !

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