Girls only

En retard d’une vie

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Lynn Shelton est avant tout une spécialiste de la série TV, même si on se souvient de son Ma meilleure amie, sa sœur et moi en 2011. Le titre n’engage pas trop les hommes à aller voir ces 101 minutes. D’ailleurs, j’étais pratiquement le seul représentant de la gente masculine dans une salle plutôt bien remplie. Finalement ce petit film tranche avec les éternelles comédies romantiques sur la énième trentenaire célibataire en recherche de sens à sa vie. A l’aube de ses 30 ans, on ne peut pas dire que Megan soit fixée sur son avenir. Avec son groupe d’amies déjà bien installées dans la vie, le décalage se creuse de jour en jour. Et ce n’est pas le comportement des hommes qui va l’apaiser ! Au point qu’elle se réfugie chez Annika, une nouvelle amie… de 16 ans. Fuyant avec joie ses responsabilités, elle préfère partager le quotidien insouciant de l’adolescente et ses copines. Jusqu’à croiser le père d’Annika au petit-déjeuner… Plutôt une bonne surprise qui, sans atteindre des sommets, tient pas mal la route.

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Touchant et complexe dans son regard sur les rapports humains, sans prise de tête, le film déroule, sans trop de surprise jusqu’à une fin tout de même un peu trop convenue, ses variations autour du thème :  « peut-on changer de vie à n’importe quel âge ? ». Tournée à Seattle, cette comédie romantique, dont le titre original du film était Laggies, un mot imaginaire que la scénariste Andréa Seigel utilisait dans son adolescence pour désigner ses camarades qui arrivaient en retard au lycée, nous parle d’une manière assez originale d’une crise existentielle (… le mot est un peu fort) en milieu favorisé. Une nouvelle façon de nous parler de « l’adulescence ». C’est frais mais ça s’oublie vite. Je ne suis pas très client, mais c’est un type de film qui ne peinera pas à trouver son public, car il vient pour les actrices… et de ce côté là…

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Oui pour le casting, on a droit à deux grosses pointures avec Keira Knightley, dont les grimaces quasi permanentes m’ont pas mal dérangé. Cela n’enlève rien à son talent d’actrice, ça le gâche à de trop nombreux moments, mais ses fans (et elles sont nombreuses) ne seront pas déçues. Face à elle, une des étoiles montantes du cinéma américain, Chloë Grace Moretz qui ne déçoit jamais. A 18 ans, elle possède déjà une filmographie ahurissante d’une quarantaine de films (et 5 autres sont attendus cette année). Sam Rockwell, pour sa part, est sous exploité, mais bon, c’est un film de femme, sur les femmes pour les femmes… Ajoutons Mark Webe et Ellie Kemper à cette affiche qui tient la route. Un film « indé », comme on dit maintenant pour parler des films d’auteurs venus d’Outre-Atlantique, qui évite les clichés de la production « girly ». Pas inoubliable mais regardable sans ennui.

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