Nico la loose

La hâte est la mère de l’échec (Hérodote)

Élève du lycée Chaptal (Paris 8ème), qu’il quitte pour redoubler sa sixième au Cours Saint-Louis de Monceau situé rue de Monceau, dans le même quartier, Nicolas Sarkozy obtient un baccalauréat B en 1973. Hésitant entre la carrière de journaliste et celle d’avocat, il s’inscrit à la faculté de Droit de l’Université Paris X Nanterre. Ces quelques lignes pour vous raconter avec précision les débuts de la carrière scolaire puis universitaire de l’ex-hyper-omni-président… mais je ne saurai m’arrêter en si bon chemin. Un seul but à cette chronique vous prouver, s’il en est encore besoin, que cet homme est un médiocre. Et toc !

Allez, on y retourne. Étudiant à Paris X, il obtient une maîtrise de droit privé en 1978. L’année suivante, il obtient un Diplôme d’études approfondies en sciences politiques, lors de la deuxième session, avec un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 et il entre à l’Institut d’études politiques de Paris, section « Pol.Eco.Soc. » dont il sort, en 1981, non diplômé. Et vlan ! Selon Catherine Nay, cet échec est probablement dû à une note éliminatoire en anglais malgré d’excellents résultats dans les autres matières. Il réussit sa maîtrise de droit privé, et se voit délivrer, en 1980, le Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA). Il a l’habitude de raconter que, pour financer ses études de droit, il a travaillé comme vendeur de glaces, livreur de fleurs et jardinier chez Truffaut pendant deux ans. (Déjà de la mauvaise graine !) Personnellement j’ai un peu de mal à gober le mythe de « Sarko – homme du peuple – qui sait ce que travailler veut dire ». Bon, jusque là, il n’y a vraiment pas de quoi se relever la nuit pour applaudir l’élève Sarkosy. Bof !

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Il effectue son service militaire en 1978, à la base aérienne 117 Paris (place Balard), dans le 15e arrondissement de Paris, où il appartient au Groupe rapide d’intervention, une unité… chargée des tâches de propreté. C’est sans doute à ce moment que son goût immodéré pour le Kärcher a du se développer. Enfin, en tant que membre de l’Armée de l’Air, on ne pourra lui contester qu’il a tâté du manche à balai. Patatras !

Son élection à la mairie de Neuilly-sur-Seine en 1983 lui permet de se constituer une clientèle huppée. Après avoir été élu député en 1988, Nicolas Sarkozy continue son activité d’avocat d’affaires et propose des solutions fiscales à l’étranger à des clients fortunés comme Henri Leconte qui en sortira ruiné… L’UMP et les Français vont bientôt pouvoir à leur tour profiter de ses aptitudes de gestionnaire. Plouf !

Mais on sent bien que ses dents rayent déjà les parquets de l’ambition dévorante. Depuis 1974, il a adhéré à l’UDR où il milite dès son entrée pour l’élection de Jacques Chaban-Delmas à la Présidence de la République. Premier d’une longue liste d’échecs politiques retentissants. Un de chute ! Devenu délégué départemental des jeunes UDR des Hauts-de-Seine, il participe à ce titre au Congrès de Nice de juin 1975, destiné à rallier Valéry Giscard d’Estaing aux gaullistes, alors majoritaires au Parlement (là encore c’est un bide). Après son premier discours, (on ignore qui lui a écrit ?)  il est longuement ovationné et remarqué entre autres par Charles Pasqua et Jacques Chirac. L’une de ses déclarations marquantes reste : Être jeune gaulliste, c’est être révolutionnaire… je m’interroge…

Il devient, en 1980, président du comité de soutien des jeunes à la candidature présidentielle de Jacques Chirac en vue de l’élection de 1981. Mitterrand sera élu. Evidemment, car non seulement c’est un médiocre mais, en plus, il porte malheur. Deux de chute !

Il est alors chargé de préparer la campagne de Charles Pasqua, qui est considéré comme son mentor en politique et qui a même été le témoin de son premier mariage. Il prend ce dernier de court en présentant finalement sa propre candidature, expliquant plus tard que la candidature de Pasqua ne passait pas  et que ce sont les conseillers municipaux eux-mêmes qui l’ont conduit à franchir le pas. Bien sûr, vous aviez deviné, il n’en est rien. La traitrise fait aussi partie intégrante de la panoplie de l’arriviste. Beurk !

Lors de la campagne présidentielle de 1988, il s’engage à nouveau aux côtés de Jacques Chirac et est chargé d’organiser ses grands meetings… Mitterrand sera réélu. Encore une fois, bien joué Nico ! Trois de chute ! Lors de l’élection présidentielle de 1995, il préfère Édouard Balladur à Jacques Chirac. C’est alors qu’il abandonne son poste de porte-parole du gouvernement pour devenir celui du candidat Balladur. Longtemps favori dans les sondages, … Edouard le Placide est éliminé dès le premier tour… Quelle surprise ! Et de quatre au tapis ! Je vous demande de vous arrêter !

À la suite de la soudaine démission de Philippe Séguin de la présidence du parti gaulliste, Nicolas Sarkozy le remplace par intérim, d’avril à décembre 1999. Il conduit alors, conjointement avec Alain Madelin, la liste RPR-DL aux élections européennes de 1999. Ce scrutin est marqué par une sévère défaite pour la droite pro-européenne. Et allez donc ! Cinq de chute !

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En 2002, il soutient la candidature de Jacques Chirac, qui est certes réélu au second tour face à Jean-Marie Le Pen mais on se souvient dans quelles conditions. Alors que celui qui n’était pas encore Paul Bismuth est donné favori pour le poste de Premier ministre, Jacques Chirac lui préfère Jean-Pierre Raffarin. C’est ballot non ! Et de six !

Sarko 1er, Roi des échecs. A côté de lui, Kasparov est un amateur et Fisher un petit joueur. Car si on fait le bilan, avant son élection de 2007, dont on apprendra sans doute un jour qu’elle aussi est due à une campagne au financement irrégulier ou frauduleux, il avait collectionné une bonne dizaine de revers humiliants voire de défaites cuisantes. Balzac écrivait : Tous ces prétendus hommes politiques sont les pions, les cavaliers, les tours ou les fous d’une partie d’échecs qui se jouera tant qu’un hasard ne renversera pas le damier. Mais Sarko c’est à la fois le fou de l’échiquier politique qui voulait être roi, méprisant les pions à son service en se montrant très cavalier avec ses ennemis comme avec ses « amis ». En l’occurrence, ce dernier terme est mal choisi et pour une fois, je serai d’accord avec Manuel Valls quand il dit Sarkozy n’aime pas les gens. Non, c’est certain, il n’aime que lui-même et encore je n’en suis pas si sûr… il se trouve trop petit ! Mais comme en France, en politique, on ne sait faire du neuf qu’avec du vieux, la seule ambition qui le dévore, c’est de revenir au 255 Faubourg Saint-Honoré, à la fois pour assouvir sa soif inextinguible de pouvoir et sans doute aussi pour échapper à la Justice de son pays.

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A défaut d’être respectable, il reste un homme très « écouté »… surtout par la dite Justice qui le talonne un peu plus de jour en jour, il est contesté dans son propre parti, et ce n’est pas la naissance des « Républicains », qui changera quoi que ce soit au problème, à moins que ce que j’annonce depuis bien des mois, ne se produise et qu’il impose de nouveaux statuts à son nouveau parti et qu’il en profite pour annihiler toutes velléités de primaires… Il n’en serait pas à sa première trahison, je viens de vous le prouver. Cinq années de défaites électorales, d’erreurs grossières de communication et de gestion, de mensonges et de dissimulation ne lui  auront pas fait comprendre que le pays ne veut pas plus de lui que de l’illusion frontiste. Mais où se trouve donc l’alternative ? Au secours, je craque !

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