La Promesse d’une vie

Mélo historique

463948Russell Crowe passe pour la première fois derrière la caméra, sans oublier pour autant son métier d’acteur. Pour ce faire, il s’est inspiré des écrits du lieutenant-colonel Cyril Hughes, ayant trouvé une lettre d’un homme qui cherchait désespérément son fils après la guerre. Une épopée d’aventures se déroulant en 1919, 4 ans après la terrible bataille des Dardanelles, dans la péninsule de Gallipoli. Un paysan australien, Joshua Connor se rend en Turquie à la recherche de ses trois fils portés disparus. Malgré les barrages de la bureaucratie militaire, sa détermination ne fléchit pas. Il est d’abord aidé par la belle Ayshe, la propriétaire de l’hôtel dans lequel il séjourne à Constantinople, puis par un officier turc ayant combattu contre ses fils. Pour découvrir la vérité et enfin trouver la paix intérieure, Joshua, accompagné du Commandant Hasan, est contraint de sillonner un pays ravagé par la guerre où la frontière entre le Bien et le Mal n’est plus si nette et l’ennemi si clairement identifiable. Bon, pour un coup d’essai, ce n’est pas un coup de maître, mais ça se laisse regarder sans déplaisir.

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L’intérêt principal reste l’aspect historique qui nous raconte un pan de l’Histoire méconnu de beaucoup d’entre nous. Après ça, les 110 minutes à gros budget (tenu secret à ce jour) passent tranquillement, sans grandes surprises, sans grosse déception non plus. C’est du cinéma plan-plan, du cinéma d’hier, solide et qui a fait ses preuves. Pour l’innovation, on attendra un peu. Se maintenir entre western et film historique aurait sûrement suffit à notre bonheur. Las ! L’incontournable bluette australo-turque vient inutilement ralentir l’action… on s’en serait passé allègrement. Reste que cette quête douloureuse n’est pas exempte de lourdeur et de manichéisme. Mais comme l’ensemble est bien réalisé, bien dirigé et bien filmé, on osera écrire que c’est peut-être là, « la promesse d’un cinéaste ».

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Par contre, côté distribution rien à dire. Russell Crowe se taille la part du lion. Les autres sont excellement dirigés et font croire à leurs personnages. Avec en tête, la très belle Olga Kurylenko, Yilmaz Erdogan, Cem Yilmaz, et à un degré moindre, car dans des rôles plus convenus, Jay Courtney, Ryan Corr, Ben O’Toole et James Fraser. Par contre, vous ne pourrez pas éviter la musique de David Hirschfelder, elle est tonitruante et continue. De belles qualités de classicisme, quelques maladresses regrettables et surtout un sentimentalisme qui envahit, pour ne pas dire qui pollue, toutes les bonnes intentions affichées. Vous l’avez compris, un sentiment mitigé face à cette première qui a par trop des relents de déjà vu.

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