En équilibre

Les clés du bonheur

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Denis Dercourt ? Souvenez- vous : La Tourneuse de pages, La Chair de ma chair ou le formidable Pour ton anniversaire… c’était lui  ! Cinéaste, dialoguiste, scénariste à part, il continue son petit bonhomme de chemin en nous offrant à chaque fois, une œuvre très personnelle, même, si pour la première fois, il adapte ici (librement) un roman autobiographique, celui de Bernard Sachsé, Sur mes quatre jambes, dont voici le pitch très résumé : Marc est cascadeur équestre. Un grave accident sur un tournage lui faire perdre tout espoir de remonter un jour à cheval. Florence est chargée par la compagnie d’assurances de s’occuper du dossier de cet homme brisé. Cette brève rencontre va bouleverser leurs équilibres… Un beau film où deux passions se mêlent celle de la musique et celle des chevaux. On retrouve toutes les qualités de Denis Dercourt servies par une magnifique interprétation.

En équilibre

Chez Denis Dercourt, lui même ancien musicien professionnel puisqu’il a fait partie de l’Orchestre Symphonique Français en tant qu’altiste puis est devenu professeur de musique au Conservatoire National de la Région de Strasbourg à chacun de ses films, l’intrigue tourne autour de cette passion première. Mais ici elle est partagée avec celle du cheval. Et ce qui rapproche les deux protagonistes que tout oppose a priori, c’est que, pour des raisons différentes, cette passion a été brisée. Ce qui les réunira, c’est de tout faire pour voir renaître une espérance. C’est très beau, très touchant, ça frise parfois le mélo un peu convenu, mais on se laisse convaincre par la qualité des acteurs et le fait que ce récit est en grande partie autobiographique. Le tournage qui s’est déroulé en Pays de Loire et en Bretagne, près de Saint-Malo, offre quelques splendides images, entre autres de galop sur les plages infinies. Reste un film juste qui nous parle de courage et d’obstination, un film qui donne la pêche.

En équilibre

Albert Dupontel, qui a réalisé lui-même toutes les cascades du film, est comme toujours remarquable de justesse. Cécile de France, elle, a appris le piano pour les besoins du film, mais au delà de cette performance, elle est lumineuse, solaire, et nous offre sans doute un de ses meilleurs rôles. A eux deux, ils forment un couple qui sonne juste et nous fait croire à cette histoire de cabossés de la vie, d’écorchés vif qui refusent de s’abandonner au renoncement. Une très belle rencontre. Patrick Mille, Marie Baümer, Vincent Furic… complètent cette magnifique distribution. Un film à voir sans aucun doute. Et Denis Dercourt, décidément, s’avère un réalisateur à suivre.

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