Cerise

Quand on pense qu’on veut interdire la fessée…

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J’avais détesté Paulette en 2012 où tous les personnages étaient outrés et sonnaient faux que c’en était un bonheur. Ce deuxième long métrage écrit et réalisé par Jérôme Enrico ne m’a pas plus enthousiasmé et à peu près pour les mêmes raisons. Cerise a 14 ans, mais elle en paraît 20. Cerise a grandi à côté du périphérique, mais la voilà exilée en Ukraine. Cerise se maquille outrageusement, mais elle a encore des rêves de petite fille. Cerise ne connaît pas son père, pourtant elle doit vivre avec. Cerise ne s’est jamais intéressée qu’à sa petite personne, et la voilà plongée dans une révolution ! Cerise ou les pérégrinations d’une adolescente à la recherche de l’amour absolu… à la recherche d’elle même. 90 minutes de comédie dans le genre pénible… et je pèse mes mots.

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On lit, ici ou là, que le personnage de Cerise a été inspiré par la belle-fille du réalisateur. Eh ben le « pôvre » ! Il y a des coups de pied aux fesses qui se perdent. Certes, le scénario voulait installer un conflit intergénérationnel, mais ce n’est pas en enfilant comme des perles (fausses) les clichés sur l’ado rebelle et mal dans sa peau que le but a été atteint. Bien au contraire et on n’y croit pas un instant. Cerise souffre d’une faiblesse d’écriture assez évidente. L’interprétation est très inégale, et l’ensemble manque de rythme. Mais surtout, le scénario est totalement invraisemblable ce qui engendre une outrance insupportable dans les portraits des différents personnages. Seule originalité, avoir inscrit cette chronique adolescente proche de la caricature au centre de la toute récente révolution ukrainienne.

19479693Zoé Adjani, la nièce de…, fait ici sa première apparition au cinéma. Perruque rose, faux-cils, talons hauts, chewing-gum permanent à la bouche, portable à la main… une caricature d’ado. A revoir dans un autre contexte. Jonathan Zaccaï, acteur que j’adore au demeurant, a l’air aussi paumé que nous devant ce naufrage. Les autres, Tania Vichkova, Olivia Côte, Mykola Mateshko, font ce qu’ils peuvent, mais n’ont pas l’air d’y croire beaucoup non plus. Quant au manque de moyens, c’est tellement criard que ça en devient gênant. Un seul exemple : dans le Lycée français de Kiev, il semble n’y avoir qu’une seule adulte, elle est prof d’histoire et aussi riante que la porte d’un goulag. Vous avez dit cliché ? Comme c’est étrange !

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