Lazarus Effect

Au fond du corridor

the-lazarus-effect-trailer-C’est le premier film de David Gelb que je vois et ça ne me donnera pas forcément envie de me plonger dans sa filmographie. Tout est petit dans ce film, les ambitions, le budget et la qualité. C’est de la série B lambda comme on en a vu des centaines dans le genre du cinéma d’horreur. Une équipe de chercheurs universitaires découvre comment ramener les morts à la vie. Ils n’imaginent pas ce que leurs expériences vont déclencher. Et ils sont bien les seuls ! Parce que le coup des apprentis sorciers, on nous l’a déjà tellement fait que, pour surprendre, ou même seulement tenir en haleine le spectateur, il faut en proposer nettement plus que dans cette énième déclinaison du mythe de Frankenstein. 83 minutes pour rien ou presque. 

The-Lazarus-Effect-Brain-ImagesLe film doit son titre au Lazare de la Bible qui fut ramené à la vie par Jésus quatre jours après sa mort. Quelques interrogations sur la mort, sur l’au-delà, sur la science et ses limites… vous mélangez le tout, vous agitez dans un huis-clos faiblement éclairé au néon, une pincée d’effets horrifiques faciles, une pincée de gore… et vous obtenez ce brouet sans sel, sans goût, sans intérêt. Une question m’assaille : voilà un sujet a priori passionnant, le retour à la vie, la science est-elle un bienfait ou une malédiction pour l’homme ? Bon ! Comme je l’ai dit plus haut, c’est loin d’être la première fois que ce thème est abordé au cinéma. mais la conclusion est invariablement la même. Et on ne peut même pas parler de pessimisme, non, cette « résurrection » s’avère à chaque fois une catastrophe qui engendre un monstre dangereux et sanguinaire. J’attend avec impatience un scénario original qui oserait  entrevoir une issue qui non seulement éviterait les flots d’hémoglobine mais aussi laisserait percer une lueur d’espoir…

Film Title: The Lazarus EffectEn tout cas les cinq acteurs Mark Duplass, Olivia Wilde, Donald Glover, Evan Peters, Sarah Bolger, sont soumis à rude épreuve. Pour des raisons obscures, ils sont enfermés dans leur labo et en profitent pour tenter des expériences dont ils savent pertinemment qu’elles tourneront mal. C’est prouvé, les scientifiques lisent très peu et vont encore moins au cinéma…. ils n’ont pas le temps. Et, évidemment, on nous ajoute une bonne couche de culpabilité qui pèse sur le psychique de l’héroïne et qui va la perturber jusqu’à la transformer en zombie assoiffé de vengeance sanglante. La musique stridente de Sarah Schachner par dessus le marché et tout est dit. Un bon point pour ce petit film de consommation courante : 1 heure et 23 minutes seulement…. et croyez-moi, c’est largement suffisant. Quand on pense que la dernière image laisse craindre une suite… Angoisse !

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