L’art de la fugue

… ou comment passer à côté de sa vie.

136584_oPour son deuxième long-métrage, Brice Cauvin (De particulier à particulier en 2006, qui n’aura pas laissé de souvenir dans l’histoire du cinéma français) s’est appuyé sur une adaptation du roman éponyme publié en 1992 par l’écrivain américain Stephen McCauley. Et voilà 100 minutes de comédie dramatique sous forme de film choral, comme on les aime tant chez nous, qui séduit vraiment grâce à sa fraîcheur et à l’originalité du propos. Antoine vit avec Adar, mais il rêve d’Alexis… Louis est amoureux de Mathilde alors il va épouser Julie… Gérard, qui n’aime qu’Hélène, tombera-t-il dans les bras d’Ariel ? Trois frères en pleine confusion… Comment, dès lors, retrouver un droit chemin ou … échapper à ses responsabilités ? C’est là tout L’Art de la Fugue… Un joli moment en compagnie d’une magnifique troupe d’acteurs.

maxresdefault (1)Ce sont à la fois la tendresse et l’humour qui l’emportent dans cette comédie bourrée de charme mais qui ne s’avère pas aussi légère qu’elle peut en avoir l’air de prime abord. Quatre couples qui pour des raisons diverses se défont doucement, par usure, par lassitude, par incompréhension. Quatre couples constitués de personnages attachants qui sonnent vrai et qui évoluent en permanence entre joie et déprime. Le ton choisi est tout en demie teinte, sans excès, sans grands coups de gueule, sans outrance. c’est la vie de tous les jours de millions de gens qui se posent des questions profondes et essentielles sur l’avenir de leur couple. Les parents rattrapés par la vieillesse et la maladie, et les trois fils, l’un brisé par le divorce, le deuxième interpellé par la routine et le troisième taraudé par la peur de se fixer. Tous existent réellement et nous font partager leurs interrogations qui sont aussi les nôtres. Tout cela est parfaitement réussi et servi par un formidable casting.

464536Laurent Lafitte, peut-être dans on meilleur rôle au cinéma, Nicolas Bedos, qui pour une fois n’en fait pas des tonnes, Benjamin Biolay, dont comprend presque tout ce qu’il dit, campent ce trio de frangins bien d’aujourd’hui. Mais Agnès Jaoui, qui a participé au scénario et à l’écriture des dialogues, tout comme Marie-Christine Barrault et Guy Marchand, qu’on retrouve avec plaisir dans les rôle… des parents intrusifs, bougons et irrésistibles, ne laissent pas leur part au chat et participent largement à la réussite d’une des jolies surprises françaises de ce premier trimestre 2015. Du charme, du sourire et de l’émotion… pourquoi s’en priver ?

Publicités

Une réponse à “L’art de la fugue

  1. Monique Maigret

    Hé bien je n’ai pas aimé ! Je suis lasse de Jaoui surjouant du Bacri , parfaitement imité par Guy Marchand , j’ai bien retenu que chez les homos on se ballade chez soi en caleçon ….Les amants de passage ont tous un air levantin , il faut sans doute comprendre ( au mieux ) qu’il s’agit du charme oriental !….
    Aucune légèreté , les thèmes et ressorts sont répétés à satiété , mariage ou pas mariage de Louis et on s’en fiche un peu , Gérard trimballe un mal être caricaturé en flemme dont il ne sort que pour vomir et chialer ?? !…. Grotesque !
    Mais qu’est donc allé faire Laurent Lafitte dans cette Fugue aux allures de bouillons de navets ……

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s