Une histoire américaine

Amour fou et résignation

Une-histoire-americaine-photos6Jusque là, Armel Hostiou n’avait pas laissé de traces dans le panorama cinématographique. On peut espérer que cette comédie dramatique aussi originale qu’atypique le fasse découvrir aux yeux du grand public avec ces 86 minutes à ne pas rater. Par amour, Vincent a suivi Barbara à New York. Mais elle ne veut plus de lui. Obsédé par l’idée de la reconquérir, il décide d’aller jusqu’au bout… Mais on ne peut pas parler de ce film sans parler de l’incroyable Vincent Macaigne… et je pèse mes adjectifs ! C’est un acteur hors norme que je suis fidèlement depuis le début de sa carrière sur le grand écran, et ce, le plus souvent, dans des petits films d’auteur qu’il aime à défendre avec un talent très personnel. C’est encore le cas avec ce film étonnant et détonant.

022021L’entêtement et l’obsession en sont les thèmes centraux. D’ailleurs, le titre anglais reflète bien ces thématiques puisqu’Une histoire américaine a été traduit par Stubborn, « l’entêté ». S’éloignant volontairement de tout esthétisme, le scénario, écrit à quatre mains par l’acteur et le réalisateur, nous propose de suivre au plus près la métamorphose d’un personnage à la fois fragile, touchant et irritant pour ne pas dire exaspérant. C’est la chronique d’un solitaire perdu dans la grande ville. Le propos est donc minimaliste et une fois de plus, c’est son interprète principal qui lui apporte épaisseur et humanité. A cet effet, la scène du « jus d’orange », à elle seule, vaut le déplacement, l’économie de moyens restant une des qualités principales de cet acteur formidable.

La-bande-annonce-du-jour-Une-histoire-americaineAprès TonnerreVincent Macaigne endosse à nouveau le rôle d’un homme qui tente désespérément et par tous les moyens de récupérer son ancienne petite amie. Il adore les rôles de cabossé de la vie, comme on l’a déjà vu dans Un monde sans femmes, La Fille du 14 Juillet, Tonnerre ou Tristesse Club… mais il faut avouer qu’il fait ça admirablement. On le souhaite quand même bientôt dans un autre registre… deux autres films sont à venir en 2015, alors, espérons. Je ne saurai passer sous silence ses partenaires Kate Moran, Sofie Rimestad, Murray Bartlett et Audrey Bastien. Pour moi un coup de cœur !

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Une réponse à “Une histoire américaine

  1. Dans le même registre, avec Macaigne aussi, « 2 automnes, 3 hivers » à voir.

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