Cold in July

Juillet de sang

Best-Cold-in-JulyC’est la traduction du titre original… et ça lui va bien. Le quatrième long-métrage de Jim Mickle, jusque là estampillé spécialiste du film d’horreur, se détourne du genre pour nous offrir un thriller inspiré du roman de Joe R. Lansdale. 1989. Texas. Par une douce nuit, Richard Dane abat un homme qui vient de pénétrer dans sa maison. Alors qu’il est considéré comme un héros par les habitants de sa petite ville, il est malgré lui entraîné dans un monde de corruption et de violence. Pur thriller de 109 minutes qui nous saisit par sa tension de chaque instant et par un scénario d’abord banal, puis qui surprend enfin, avant de replonger dans le règlement de comptes trop traditionnel. Sensation mi-figue mi-raisin après cette projection.

cold-in-july-photo-534fa1d68a561C’est une de mes marottes. Sans scénario, il n’y a pas de film, sans bonne histoire, il n’y a pas de bons films. Aussi le premier tiers de ce thriller pur jus m’a-t-il effrayé de par sa banalité, son goût de déjà-vu, revu, rabâché. Et puis, au bout d’une bonne demie heure, l’intrigue se retourne, tout s’embrouille et devient alors beaucoup moins évident. Bravo ! Ce qui paraissait simple, pour ne pas dire manichéen, nous entraîne  sur de nouvelles pistes au son des musiques western et de steel guitars de Jeff Grace. Ouf ! Hélas, ça ne tient pas la distance. L’intrigue revient à une banale histoire sanglante à souhait bien que teintée d’un humour parfois assez bien venu. Ça se veut glaçant, c’est tout juste froid, ça se veut psychologique, ça reste en surface, ça se veut indépendant, c’est seulement une honnête série B, mieux filmée et mieux jouée que d’habitude… mais c’est tout. j’attendais plus et mieux.

3a5b5e69-36e2-4f6a-905b-bd5cefe2a7d0Par contre côté casting, c’est du haut de gamme avec Michael C. Hall, Sam Shepard et Don Johnson, qui s’en donnent à cœur joie ainsi que Nick Damici et Vinessa Shaw. C’est noir (même l’humour), souvent glauque, repeint à l’hémoglobine dans ses dernières 30 minutes, Mickle lorgne souvent sur les Frères Coen, (ok, mais à leurs débuts alors !) . Bref, le film ne manque pas de qualités, mais déçoit par manque d’ambition. Il fallait sans doute aller plus loin et oser sortir vraiment des sentiers battus par de très (trop ?) grands cinéastes. Dommage !

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