Zouzou

Famille, je vous aime… famille, je vous hais !

film-zouzouUne grande maison à la campagne. Solange, la soixantaine, ses 3 filles Agathe, Marie et Lucie, et sa petite fille de 14 ans, Zouzou, s’y retrouvent pour quelques jours. L’occasion pour Solange de leur annoncer une grande nouvelle : elle a un homme dans sa vie. Depuis le temps ! Alors la sexualité on en parle ? Ou c’est comme la politique, on dit rien ? Pour sa première réalisation d’un long métrage de fiction, Blandine Lenoir a reçu le Prix spécial du Public au Festival de Montreuil. Je pense qu’une fois de plus, le fossé entre le public et la critique sera difficile à combler. Pour ma part, je suis sorti mi-figue mi-raisin de cette projection qui m’a par moment, enthousiasmé et d’autres ennuyé. Une chose est sûr, on y parle se sexe, comme on en a rarement parlé dans le cinéma français. Tout compte fait, un film gonflé mais pas toujours très bien réalisé.

029180En raison d’un budget très réduit, le tournage n’a duré que 17 jours, à Angoulême, où toute l’équipe a été logée dans une grande maison, de façon à réduire les frais de production… Hélas, ça se voit un peu trop ! Mais oublions ces inconvénients pour se concentrer sur ces 85 minutes qui posent une foule de questions pertinentes sur l’éducation sexuelle et son évolution d’une génération à l’autre. Partant du constat que le texte de loi datant des années 70, précisant que les élèves, dès l’Ecole Elémentaire, doivent recevoir trois séances par an d’informations à propos de la sexualité, n’est pas appliqué dans toutes les écoles, Blandine Lenoir a construit une comédie souvent dingue, parfois agaçante, toujours entre légèreté et militantisme féministe. Mais ce dernier aspect reste supportable grâce à d’excellents dialogues souvent drôles et percutants et à une bande d’actrices et même quelques acteurs qui semblent s’amuser beaucoup… et je me répète sans doute, mais c’est contagieux.

014162Donc, un casting inédit avec Olivier Broche, (enfin dans un rôle important) Laure Calamy, (impeccable en instit gauchiste folle du cul) Jeanne Ferron, (touchante) Nanou Garcia, (déjantée) Sarah Grappin, (fausse coincée) Florence Muller, (formidable en mère dépassée) Philippe Rebbot, (… j’adore !) Antoine Bechon, Anouk Delbart, qui apportent au film de la fraîcheur, un bon brin de folie assez inhabituel dans notre cinéma généralement frileux, et une sacré dose de culot que le public a eu l’air d’apprécier durant la séance. Ce n’est certes ni inoubliable ni indispensable, mais je trouve que c’est un style à encourager car il apporte un peu de nouveau dans un cinéma français qui aurait tendance à se scléroser, même si certaines des dernières sorties tendent à prouver le contraire. Que les cinéastes et les scénaristes osent, mais le public doit également oser être dérangé !

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